Mercredi, 27 janvier 2010

CAMÉRAS CACHÉES AU CHUM

Le CHUM prend des airs de Big Brother ou de Loft Story ces jours-ci. Des employés de l’Hôpital Notre-Dame viennent de découvrir plusieurs caméras cachées par leur employeur un peu partout dans l’établissement « pour les espionner », pensent-ils.

 

En deux semaines à peine, pas moins de six caméras ont été trouvées dans les couloirs et les locaux de l’hôpital de la rue Sherbrooke. La première, découverte complètement par hasard, était cachée dans un corridor du premier sous-sol du pavillon Deschamps, près de l’entrée donnant accès aux salles d’opération, selon le syndicat des employés du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (SECHUM), qui a pris le dossier en main.

Alertés par cette trouvaille pour le moins surprenante, les employés ont rapidement repéré d’autres appareils. « Les gens sont tellement indignés et insultés, qu’ils se promènent tous la tête dans les airs au cas où », raconte la présidente par intérim du syndicat, Émilie Dupuis. Ainsi, des caméras ont successivement été aperçues à la lingerie (où l’appareil aurait permis de voir une employée en petite tenue devant son casier), à la salle mécanique, chez les électriciens et au plafond du rez-de-chaussée du pavillon Mailloux, juste devant le bureau d’une membre de la direction des ressources humaines.

SOLUTIONS DE DERNIERS RECOURS

« Nous ignorons s’il y en a d’autres. Nous ne pouvons faire confiance à l’employeur », indique, dans une lettre adressée à ses 4 500 membres le SECHUM, qui a immédiatement demandé à l’employeur de retirer les caméras cachées. « Ils se sont engagés à le faire, mais on ne peut pas savoir s’ils ont tout enlevé, parce qu’on ne sait pas où sont les autres », confie Émilie Dupuis, qui indique que les motifs de l’installation des caméras restent flous. Selon le SECHUM, il s’agit d’une tentative d’espionnage.

Jointe au téléphone, la porte-parole de l’hôpital, Lucie Dufresne, n’a pas été particulièrement précise dans ses explications. « Le CHUM peut utiliser des caméras comme solution de dernier recours, si la situation l’exige. C’est une de nos politiques quand aucun autre moyen ne fonctionne. En cas de vandalisme ou pour protéger les patients, par exemple ». Elle n’a pas voulu révéler le nombre exact de caméras ou la raison de leur installation. « Je ne peux pas entrer dans les détails », mentionne Mme Dufresne, qui admet que d’autres appareils peuvent avoir été placés à St-Luc et à l’Hôtel-Dieu.

Fait à noter, les engins électroniques découverts par les employés de soutien de Notre-Dame n’étaient pas dans des lieux fréquentés par des malades. « S’ils veulent assurer la sécurité, ils auraient pu trouver d’autres moyens, comme augmenter les rondes des agents de sécurité ou placer des caméras visibles de tous », s’indigne Mme Dupuis, dont le syndicat songe à porter plainte.

Selon la loi, une entreprise peut filmer ses employés à leur insu dans le but de régler un problème pour lequel aucun autre moyen d’enquête ne fonctionne. « On ne peut toutefois pas braquer une caméra sur un poste de travail et filmer un travailleur en continu. Ça devient des conditions de travail déraisonnables », explique l’avocat spécialisé en droit du travail de la CSN, Me Daniel Charest. « On ne peut pas non plus filmer par prévention, alors qu’il ne s’est rien passé, ni installer des caméras tout azimut dans tous les départements », dit-il.

Source : Gabrielle Duchaine

Cet article est classé sous :CHUM Hopitaux Surveillance
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