Vendredi, 19 février 2010

UN « DÉPOTOIR » EN PLEINE VILLE!

Des citoyens du Plateau-Mont-Royal n'en peuvent plus de vivre face à ce qu'ils appellent « un dépotoir » en pleine ville.

 

La Friperie des petits frères des Pauvres (PFP), située à l'angle des rues Gilford et Garnier, est devenue selon eux un véritable « écocentre », où les gens viennent jeter leurs déchets et où les sans-abris viennent fouiller à toute heure du jour et de la nuit pour trouver des vêtements. « Ça n'a aucun bon sens. C'est intolérable. Les déchets traînent partout. Il y a du monde qui vient fouiller dans les sacs, qui jette le linge par terre et qui vide les poubelles dans la ruelle », dénonce Osvaldo Da Eira, dont la fenêtre de cuisine donne juste en face de « l'entrepôt » des petits frères des Pauvres, là où les gens déposent leurs vieux vêtements, jouets et meubles.

M. Da Eira, qui demeure à cet endroit depuis 30 ans, possède deux immeubles à logements, de part et d'autre des locaux des PFP. Plusieurs voisins de M. Da Eira confirment la difficile cohabitation avec cet organisme, qui vend des articles usagés pour financer des activités avec des personnes âgées. Laurent Allaire-Gagné, qui demeure près de la petite ruelle de Lammenais, est tellement excédé qu'il s'est rendu au conseil d'arrondissement, récemment, pour dénoncer la situation.

« C'est devenu un écocentre et il n'y a pas la place pour tous ces déchets- là. Il y a également un problème de gens qui viennent fouiller dans les vidanges. Il y a de la bagarre qui a déjà éclaté. Et il y a une hiérarchie de gens qui ont le droit d'être là avant les autres », expliquet- il.

LE BRUIT

Le pire problème, déplorent les résidents, c'est que le camion qui vient ramasser les déchets passe souvent très tard le soir. « Un soir, rapporte M. Pelletier, le camion est passé pour vider les poubelles. Les bacs étaient pleins de vaisselle. Quand les bacs se sont renversés, c'était comme si le mur d'une bâtisse venait de s'effondrer ».

MÊME LE MAIRE TÉMOIGNE

Le maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, lui-même presque voisin des petits Frères des Pauvres, connaît bien la problématique exposée par les citoyens. « J'habite à côté, alors je peux vous dire que je suis très au courant de tout ce que vous décrivez : les gens qui prennent des paquets de linge, qui les apportent plus loin dans la ruelle et qui font la sélection des deux, trois morceaux qu'ils veulent et qui jettent le reste sur le terrain des gens », a raconté le maire Ferrandez, qui souligne l'importance de la mission de l'organisme et qui a bon espoir qu'une solution soit trouvée bientôt.

Source : Canoë

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