Mercredi, 20 février 2013

DES RÉUNIONS DE "GENS D'AFFAIRES"

la reussite

Mardi passé, j'ai eu l'occasion de participer à un déjeuner-conférence mis en place par une des chambres de commerce locales.

 

Je me suis levé tôt pour arriver sur place, à 7h30. Je ne m’attendais pas à grand-chose, mais je me suis dit que je devais de nouveau faire des efforts pour aller rencontrer de nouvelles personnes d'affaires. Faire ce dont on nous parle tellement souvent, le fameux «réseautage». En arrivant, je me suis dit qu'il fallait que je me dirige vers les autres personnes, que je devais faire l'effort de me présenter et tenter de faire la conversation avec des gens, du véritable appel au froid, mais face à face.

Je me suis avancé à une table où il y avait déjà 2 personnes installées en train de manger. J’ai immédiatement vu que ces 2 hommes se connaissaient déjà. Avec un peu d'hésitation, je me suis présenté. Les deux personnes se sont introduites à leur tour et sont aussi vite retournées à leur conversation privée. Quelques minutes plus tard, mes 2 partenaires de table m'ont demandé si je pouvais me tasser d'une place parce qu’ils attendaient un ami. J'ai bien compris que ces gens n'étaient pas là pour rencontrer d'autres personnes d'affaires.

Après environ 10 minutes, 2 autres individus se sont joints à notre table. Un des nouveaux arrivants, qui était assis juste à côté de moi, s’est introduit et rapidement a commencé à engloutir son petit déjeuner et semblait être fort préoccupé par sa dégustation. Par désarroi, j'ai commencé à lui poser quelques questions sur ce qu'il faisait. Comment allaient leurs affaires et autres... Durant toute notre conversation, il ne m'a pas posé une seule question. Sans commentaires...

La dernière personne se présenta comme un conseiller en investissement et me demanda qui j'étais et ce qu’était mon emploi. On voyait bien qu'il ne cherchait qu’à juger la valeur potentielle du gibier présent à la table. Après nous avoir tranquillement estimés, il a sorti son téléphone et a commencé à envoyer des textos. Inutile de préciser que les autres êtres humains présents à la table avaient bien moins d’importance pour lui que son téléphone intelligent. C'est à ce moment que j'ai décidé de partir, de laisser tomber cette affaire et de me diriger vers le sanctuaire de mon bureau.

Mais je n’ai pas désiré abandonner pour autant. Je me suis présenté ce matin pour voir le conférencier; là j'en aurais pour mon argent. À 8 heures pile, l'entreprise qui avait parrainé l'événement avec la Chambre monte sur le podium pour présenter le conférencier. Le pauvre type commence par dire qu'il n'est pas bon pour prendre la parole en public. Cela aurait été compréhensible s’il n’avait pas en plus mentionné qu’il avait demandé à son département de marketing de lui préparer un discours. Il nous montre 8 pages froissées, qu’il commence à lire. Après un laps de temps laborieusement long, il finit ses 8 pages, qui ne semblaient pas avoir persuadé, inspiré ni même juste interpelé les gens dans la salle. Maintenant on s’attend à entendre le conférencier, mais non! Le président de la Chambre doit lui aussi prendre la parole et heureusement, lui non plus n’aime pas parler en public...

Le conférencier était un journaliste local reconnu et très efficace pour prendre la parole, un vrai professionnel. Il nous parle principalement des enjeux économiques globaux, nord-américains, canadiens et québécois. Il nous a parlé de tous les défis économiques qui nous attendent, les désastres fiscaux à venir, la sclérose de nos systèmes financiers et pour finir, les quelques petites miettes d'espérance qu’il pourrait nous rester. Je lui donne tout de même mon appui parce que, d'après moi, il parlait de vraies choses, des faits, de notre réalité collective et courante. Après 40 minutes, il termine son intervention et commence la période de questions/réponses. Juste au moment où les échanges prenaient de la valeur, l'organisateur, bien concerné avec le temps, arrête brusquement la rencontre… et voilà! C'est terminé. Je regardais les gens sur place et je me demandais si réellement c'était une bonne dépense de leur temps et de leur argent. La moitié pitonnaient sur leur téléphone, l'autre moitié des têtes blanches avaient un air préoccupé, fatiguée et désengagé.

Tout cela pour dire que les chambres de commerce, comme beaucoup d'organisations d'affaires, doivent rapidement trouver des façons pour se réinventer, ou ils suivront la route de ces salons d'affaires ennuyeux. Je suis parti de l'événement un peu déprimé et loin d'être énergisé comme je l’aurais espéré. Je pense que les gens qui continuent à fréquenter ces organisations le font parce qu’ils ne savent plus quoi faire de nouveau. Ce sont eux qui doivent prendre les choses en main, mais ils se disent qu'ils ont déjà fait leur lot et que c'est à la relève, qui en passant est absente de la salle, de faire des efforts. Ça me fait penser aux églises catholiques où il ne reste que quelques petits seniors sur les bancs délaissés par le peuple. Que faire?

Nous sommes une entreprise qui se spécialise à aider les entreprises et les gens à se réinventer, à rallumer l'enthousiasme et la créativité de leurs employés pour relancer l'engagement et dépasser ses objectifs. Je pense qu’il est vraiment temps de rallumer nos entreprises en changeant nos attitudes, nos façons de travailler. Sinon on va éventuellement finir comme beaucoup d'organismes avec des bancs vides, plus de clients et plus de business....

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srinivas - 2 juillet 2019
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