Jeudi, 20 novembre 2014

L’AMOUR SOUS TOUTES SES COUTURES...

Photos : Musée McCord

Robes de mariée du Musée McCord.

 

Du 20 novembre 2014 au 19 avril 2015, le Musée McCord présente l’exposition L’amour sous toutes ses coutures, consacrée à une trentaine d’élégantes robes de mariée et autant d’accessoires, chaussures, sacs, gants, bas, jarretières et bonnets, des 19e, 20e et 21e siècles, provenant de l’importante collection de costumes et textiles du Musée McCord, dont font partie 150 robes de mariage.

« Puisque l’on parle d’une histoire d’amour, c’est sous la forme d’un récit que se déroule cette exposition », précise Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord. « Il s’agit d’un scénario particulièrement original, fondé sur des expressions populaires de langues française et anglaise qui, souvent, font référence aux vêtements, et qui en tissent, en quelque sorte, le fil conducteur » ajoute-t-elle. Soixante-trois expressions ont été choisies afin de raconter une histoire d’amour universelle. À la suite d’une agréable rencontre, on conte fleurette avant de lever le voile sur ses sentiments, car la demoiselle is a true gem et qui ne résisterait, dans ces circonstances, à l’envie de voir la vie en rose. Cette narration, pleine de sentiments et de rebondissements, se déploie dans une mise en espace conçue par Richard Lacroix, qui laisse toute la place à l’observation de cette exceptionnelle collection.



« Les robes de mariée sont chéries, bien souvent plus que tout autre vêtement. Gardées par les femmes en souvenir de ce grand jour, elles deviennent pour leurs descendants de précieux objets de famille. Accompagnées de leurs accessoires, elles racontent les espoirs et les aspirations d’un couple, et de leur vie à deux », souligne Cynthia Cooper, chef, Collections et recherche, et conservatrice Costume et textile, qui assure le commissariat de l’exposition.

Tous les vêtements de l’exposition ont été les témoins d’une véritable histoire au-delà de celle contée ici. Les plus anciens d’entre eux – un bonnet et un col – datent de 1816, les plus récents étant une robe de mariée créée par Helmer Joseph en 2008 et, de la même année, une tenue de ville signée Marie Saint Pierre, choisie comme robe de mariage par une jeune femme séduite par son design. Une grande dame de la mode montréalaise du milieu du 20e siècle, Gaby Bernier, est représentée par une de ses créations, de même que les designers Serge & Réal, avec une robe créée à l’occasion d’un somptueux mariage montréalais en 1984, et Michel Desjardins, dont on peut voir une élégante robe en satin de soie duchesse, réalisée en 2006.  

L’exposition est divisée en huit thèmes qui constituent la trame de cette histoire, modulée en fonction d’expressions qui expriment l’évolution des sentiments des amoureux. Leur rencontre avait été haute en couleur (zone I). Il la trouvait fine comme une soie (zone 2). Était-elle la perle rare (zone 3)? Et « were they cut from the same cloth » (zone 4)? Car elle n’a pas toujours fait dans la dentelle (zone 5). Quelle tournure pendront les choses (zone 6)? Car, « things can come apart at the seams » (zone 7). Mais elle n’était pas à la traîne (zone 8). Cette union sera-t-elle couronnée de succès?



Des robes coûteuses sorties de l’atelier d’une couturière à la mode côtoient des modèles réalisés avec talent par une « petite couturière », comme celle à qui Marthe Gendron confia la photo d’une robe découpée dans Vogue, en 1941 pour qu’elle s’en inspire. Parfois c’est la fiancée elle-même, telle Nina Larionoff, une immigrante russe d’origine polonaise, qui se fit une robe de soie verte, taillée en biais pour son second mariage, en 1936. Magnifiques robes de dentelle au col montant de 1907, dotées d’une traîne, robes courtes des années 1920 ou même « mini » en coton crocheté des années hippies (1970), les robes les plus diverses seront présentées. Toutes ont été réalisées pour combler la jeune femme qui allait la porter, quelle que soit l’époque ou le niveau de fortune de la future épouse. La sélection des expressions permettra d’attirer l’attention sur des détails des vêtements et d’en apprécier tout le raffinement, tels que des motifs de dentelle des volants, des broderies, des boutonnières, des franges de perles, que l’on peut observer à l’aide d’une loupe.

Satin de soie, taffetas et dentelles, tulle, faille et organza, de tout temps rien n’a jamais été trop beau pour habiller la mariée. Au 19e siècle, les femmes faisaient souvent l’acquisition de la plus belle robe de leur vie pour cet événement. Après la noce, elles la modifiaient légèrement pour pouvoir la remettre, comme le fit Bridget Delaney, mariée en 1872, qui ajouta une bordure en chenille fuchsia à sa robe blanche. Le blanc n’était d’ailleurs pas l’unique couleur des robes de mariée. On peut voir dans l’exposition des robes de couleur verte, violine, rose, bleue, blanche et jaune, et même à carreaux.

Dix des femmes auxquelles ont appartenu ces vêtements et accessoires ont fait l’objet d’une recherche et leur histoire figure dans la présentation, telle que celle de Virginie de Saint-Ours, dont on peut voir les élégantes bottines. Mariée en 1868, elle partit faire le tour de l’Europe avec son mari qu’elle perdit subitement l’année suivante. Ces récits évoquent, chacun à leur manière, ce que représente l’institution du mariage à leur époque.



L’amour sous toutes ses coutures est une exposition conçue et réalisée par le Musée McCord. Cynthia Cooper, chef, Collections et recherche, et conservatrice Costume et textiles, en assure le commissariat.

Le Musée McCord remercie ses partenaires, le Ritz-Carlton Montréal et la Société de transport de Montréal (STM).

À PROPOS DU MUSÉE MCCORD

Le Musée McCord se consacre à la préservation, à l’étude et à la mise en valeur de l’histoire sociale de Montréal d’hier et d’aujourd’hui, de ses gens, de ses artisans et des communautés qui la composent. Il abrite l’une des plus importantes collections historiques en Amérique du Nord, composée d’objets des Premiers Peuples, de costumes et textiles, de photographies, d’arts décoratifs, de peintures et d’estampes, et d’archives textuelles, totalisant plus de 1 440 000 artefacts. Le Musée McCord présente des expositions stimulantes qui interpellent les gens d’ici et d’ailleurs en posant un regard actuel sur l’histoire. Il offre également des activités éducatives et culturelles et développe des applications Internet innovatrices. Musée McCord, notre monde, nos histoires.

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