Jeudi, 7 octobre 2010

11 $ POUR UNE P’TITE VUE? UN VOL!

Je vais rarement au cinéma, faute de temps. Mais y aller coûte la peau des fesses. Pas étonnant que les salles soient vides.

 
Dans le jargon du milieu, on parle d’exploitants de salles de cinéma. Jamais le mot exploitant n’a eu meilleure résonance à mes oreilles. Moi, je l’interprète au sens d’exploiteur. Non mais pensez-y! L’admission au cinéma est de dix dollars. Avec les taxes, on frôle les onze dollars. Cela fait assez cher merci. Surtout que les salles sont désertées. Les quatre dernières fois que je suis allé dans une salle dite obscure, c’est à peine s’il y avait deux pelés et trois tondus. Environ 50 personnes top dans la salle 10 du Cineplex du Quartier Latin, qui est d’assez grande dimension.

Je pose la question. Pourquoi ne pas fixer le prix du billet à cinq dollars et s’assurer ainsi de bonnes assistances? Parce que les exploitants-exploiteurs sont de très mauvais gestionnaires. Ils préfèrent continuer à opérer avec peu de monde plutôt que de rendre la chose populaire.

PARCE QU’IL N’Y A PAS QUE L’ADMISSION

Même les végétariens ne parviennent pas à résister à l’envie d’une grosse chaudière de pop corn au beurre chaud dégoulinant. Ou d’une tablette de Toffee dure comme une barre de fer. À quoi s’ajoute un petit format de Coke qui contient quasiment un litre. Et surveillez l’addition, mes amis. Ils te vendent ça des prix de fous. Et pour s’assurer qu’ils seront les seuls à te voler, on vérifie ton sac voir si t’a pas acheté ta cannette de Coke, payée un dollar au dépanneur. Un ancien gérant de salle m’avait confié qu’on faisait plus d’argent au « candy bar » qu’avec les revenus en salle. Poussons la logique au bout. Si c’est de vendre à vil prix des cochonneries à se mettre en bouche et que c’est seulement ça qui les intéresse, alors laissez l’admission gratuite. Ça va être foule et vous vendrez vos « gedailles » quand même.

Parce qu’actuellement, il ne faut pas oublier qu’une sortie au cinoche ne signifie que le prix d’entrée. Il faut compter avec le cachet de la gardienne (parce que personne dans nos merveilleuses familles québécoises ne veut garder vos mômes), parfois un petit souper au restaurant ou un léger casse-croûte au bistrot, le parcomètre etc. Et là, grands dieux, si vous ajoutez les horribles entités gustatives décrites plus haut, ça fait assez cher la sortie. C’est la raison pour laquelle les ventes de systèmes cinéma-maison ont fait un bond spectaculaire. Au moins votre odeur de popcorn Reddenbacker, vous la gardez pour vous.

Le soir de la première de la Dame en bleu, le documentaire sur Michel Louvain, les fameuses dames en bleu n’avaient pas suivi. À soixante-dix ans passés, les membres de son fan-club n’ont plus les moyens de le suivre, surtout pas au cinéma avec leur maigre fonds de pension. Quand il y a eu la diffusion du film sur Gainsbourg, encore le même phénomène, quelques têtes dans la salle. Et plus récemment je suis allé voir un excellent film, La tête en friche, avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus. J’ai compté quarante personnes, à peine. Et pourtant Depardieu ce n’est pas le dernier venu. Quand Jean-Claude Germain a dit que Montréal était devenu un immense 450, je l’approuve totalement. Pourquoi? Parce que les gens du 450 restent chez eux et les Montréalais de même.

UN ANNIVERSAIRE BIEN ENTOURÉ                                                   

En France, ils ont une longueur d’avance côté mœurs. L’ancien premier ministre Michel Rocard est allé célébrer ses quatre-vingt ans à la Nouvelle Ève, un club de Pigalle. Wouaw! C’est comme si Jean Charest allait fêter ses années en politique au Cléopâtre. Impensable.

MES AVENTURES AVEC LA STM...                                                    

Hier, j’ai pris la 97 rue Mont-Royal à l’arrêt Papineau, en direction ouest. J’étais là à 17 h 35 et l’autobus est arrivé à 18 h 08. C’est une des 30 lignes dont le guignol de président de la STM, le dénommé Labrecque, nous a annoncé en grandes pompes que les passages aux heures de pointe seront désormais aux dix minutes. Faites le calcul. On n’a pas la même notion de ce que sont dix minutes. Et c’était à la pluie battante. Et me plaignant à la chauffeuse de cet interminable temps d’attente, j’obtiens comme réponse : « Écoutez, j’en sais rien. Si vous êtes pas content, appelez à la STM. » J’ai noté le numéro de son véhicule; 26-075. Elle avait ce petit sourire fendant qui nous donne le goût de faire du rentre dedans. Et pas vieille, à part ça. Déjà qu’elle a pris le mauvais plis de la grossièreté de ses collègues. La STM, c’est toute une culture d’entreprise…

Ah! Quel lot d’aventures avec cette chère compagnie de transport de m… Je prends ensuite la 55 sur St-Urbain, direction sud. Vingt minutes d’attente. Toujours à la pluie battante. Une fois à l’intérieur, je suis accueilli par un hurluberlu avec un bonnet de fou, mais sans les grelots. Et qui chantait à tue-tête. Tout le monde autour le supportait en silence (légendaire passivité des nôtres). Je lui ai ordonné de se taire. Et prenant le chauffeur à témoin, je lui ai demandé pourquoi on devait endurer ça. Et lui de hausser les épaules me disant qu’on ne pouvait rien faire. Je vous laisse méditer sur notre impuissance collective.

« Vive le Québec libre » a pris une bien mauvaise tournure.

Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de lametropole.com

Daniel Rolland

CINÉMA

MICHEL ROCARD

RÉSEAU 10 MIN. MAX

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balu - 25 septembre 2019
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