Mercredi, 4 mai 2011

16e FESTIVALISSIMO : PROGRAMMATION 2011‏

Le festival de films ibéro-latino-américains de Montréal, Festivalissimo, est heureux de lever le voile sur une programmation entièrement composée de premières cinématographiques et d’événements inédits à Montréal.

 
Une trentaine de longsmétrages présentés en première québécoise, canadienne et nord-américaine ont été rassemblés cette année, en une sélection réunissant les meilleures productions de plus de 12 pays différents. Dynamique, pimenté et festif, la 16e édition de Festivalissimo proposera également des ateliers de danse gratuits à la Place Alexis Nihon, en plus de conclure les festivités en grandes pompes avec La Fiesta Latina : trois jours de spectacles pour petits et grands offerts en plein air au Square Cabot, face au Métro Atwater.

Du 18 mai au 5 juin 2011, la fête battra son plein et Montréal se laissera envahir par une vague de chaleur latine des plus mémorables.

LE FESTIVAL DE FILMS IBÉRO‐LATINO‐AMÉRICAINS – Du 18 mai au 5 juin 2011

La sélection officielle


En compétition pour les prestigieux prix EL SOL décernés au meilleur long-métrage, au meilleur interprète masculin et à la meilleure interprète féminine, la sélection officielle de Festivalissimo sera composée cette année de 15 longs-métrages sélectionnés pour leurs compétences cinématographiques exceptionnelles, pour leur exploration réussie de thèmes universels et pour leurs lectures novatrices d’enjeux socio-historiques propres à leur pays. Ainsi, ouvrant la compétition à l’Impérial, La vida de los peces (The Life of Fish), du cinéaste chilien Matías Bize, explore en profondeur les thèmes des retrouvailles, des occasions manquées, du passé irrésolu et des adieux, au fil d’une mise en scène saisissante où chaque plan nous plonge dans les secrets et tréfonds des personnages.

Soumission officielle du Chili pour les Oscars de 2011, gagnant du prix Goya du meilleur film latino-américain, La vida de los peces sera présenté en première canadienne dans le cadre de la cérémonie d’ouverture de Festivalissimo. La sélection officielle se poursuivra de plus belle avec la première canadienne de Gatos viejos (Old Cats), le plus récent film des cinéastes Sebastián Silva et Pedro Peirano. Ce duo, qui a ravi les cinéphiles du monde entier en 2009 avec La nana (The Maid), frappe de nouveau en brossant le vibrant portrait d’une dame d’âge mûr contrainte à masquer ses crises de démence à sa fille cocaïnomane.

Dans la veine des films dépeignant la triste réalité de vieillir, Festivalissimo présentera également en première l’opera prima du jeune réalisateur mexicain Marcelino Islas Hernández, Martha – le récit d’une femme de 75 ans froidement renvoyée de son emploi – ainsi que Las buenas hierbas, de la cinéaste accomplie María Novaro, oeuvre dense et chaleureuse traitant de la maladie d’Alzheimer tout en explorant la richesse du passé herboriste mexicain et la connaissance ancestrale de certaines plantes capables de soigner l’âme.

Parmi le lot d’incontournables de la sélection, deux titres importants nous proviennent de la Colombie : Pequeñas voces (Little Voices) et Los colores de la montaña (The Colours of the Mountain). Réalisé par Jairo Carrillo et Oscar Andrade, Pequeñas voces fait partie de ces docu-fictions animées alliant une esthétique travaillée à un propos des plus puissants, comme l’a fait Valse avec Bachir en 2009. Ce chef d’oeuvre d’animation colombien est réalisé à partir de dessins et de témoignages d’enfants de 8 à 11 ans racontant leur enfance bouleversée par la guerre.

Nul ne demeurera insensible à la beauté et à la force du récit, non plus qu’aux images et aux personnages dépeints dans Los colores de la montaña, premier long-métrage de Carlos César Arbeláez se déroulant dans un pittoresque village montagnard de la Colombie. Dans un décor à couper le souffle, l’action gravite autour d’un groupe d’enfants s’efforçant à récupérer un ballon de soccer tombé sur un terrain miné. Pour son authenticité, pour sa simplicité porteuse de poésie et de vérité, Los colores de la montaña a été couronné meilleur film latino-américain au dernier festival de San Sebastian.

Le cinéma ibéro-latino-américain est reconnu pour porter un regard d’actualité sur les enjeux socioéconomiques du présent et pour proposer des lectures toujours plus originales de son passé collectif. À cet égard, d’audacieuses productions ont vu le jour en 2010 et en 2011, toutes exceptionnelles par la maîtrise dont elles font preuves. Post Mortem, de Pablo Larraín, récipiendaire du meilleur film ibéro-latino-américain au festival de Guadalajara de 2011, nous plonge en 1973 – année du coup d’état chilien – dans la vie d’un employé de morgue confronté au tragique destin de sa nation le jour où il assiste à l’autopsie du président Salvador Allende.

Le film Lucía, de Niles Atallah, se déroule trente-trois ans plus tard, le jour des funérailles très attendues du dictateur Pinochet. Consacré meilleur film latino-américain aux rencontres de cinémas d’Amérique latine de Toulouse, Lucía propose une fascinante synthèse du règne dictatorial, tout en sondant le trouble passé d’une femme aux prises avec un grave mal de vivre. En Argentine, la dictature des années 80 est abordée de front par Diego Lerman dans La mirada invisible (The Invisible Eye), oeuvre sélectionnée à la Quinzaine des réalisateurs de 2010. Un style sobre et une intrigue bien ficelée font de ce récit un film étonnant à voir par tous les cinéphiles.

Dormir al sol (Asleep in the Sun), de l’Argentin Alejandro Chomski, se lit pour sa part comme une critique au lavage de cerveau totalitaire, avec le récit kafkaïen d’une femme profondément altérée aux suites d’importants traitements psychiatriques. En Espagne, La vida sublime de Daniel V. Villamediana propose une réflexion personnelle et fascinante sur la génération de la dictature de Franco, une génération privée de ses rêves. Enfin, nous ramenant au présent, Karen llora en un bus (Karen Cries on a Bus), de Gabriel Rojas Vera, jette un regard révélateur sur la société colombienne d’aujourd’hui. Sélectionné à l’édition 2011 de la Berlinale, le film dépeint sans sensationnalisme la lutte quotidienne et acharnée d’une femme seule luttant pour son indépendance.

Force est de constater, à travers l’effervescence cinématographique des dernières années, que le cinéma ibéro-latino-américain est parfois un laboratoire où l’on abolit les repères familiers, où l’on défie la notion de genre qui trop souvent sépare la fiction du récit documentaire. Ces scénarios téméraires arrimés à la réalité et laissant place à l’improvisation aboutissent parfois à d’impressionnants résultats, comme c’est le cas pour Los Labios (The Lips) des cinéastes argentins Santiago Loza et Iván Fund. Cité par Denis Villeneuve comme le meilleur film de 2010, Los Labios a été présenté à la dernière édition du Festival de Cannes dans Un Certain regard, et les trois principales actrices y ont raflé la palme de la meilleure interprétation féminine.

Ce film suit le parcours de trois travailleuses sociales dans les villages pauvres de l’Argentine, nous permettant d’apprivoiser des lieux et des groupes humains rarement représentés au cinéma. Pour sa part, Jean Gentil, des cinéastes mexicains Laura Amelia Guzmán et Israel Cádernas, se présente comme un «road-movie» pédestre où l’on suit les tribulations d’un professeur haïtien en République dominicaine. Posant un regard des plus pertinents sur les masses de travailleurs invisibles en provenance d’Haïti, Jean Gentil a remporté une mention d’honneur du jury au Festival du film de Venise de 2010, de même qu’au Festival de Guadalajara de 2011.

Enfin, la sélection officielle se termine par un film en provenance d’un pays rarement représenté dans les festivals, le Paraguay. Novena (Novena, A Nine-Days Through), second film du peintre Enrique Collar, nous amène à suivre le conflit intérieur d’un homme de 55 ans hésitant à quitter au moment de la neuvaine (neuf jours de prières) dédiée à la Vierge. L’oeuvre fait état de l’omniprésence de la religion catholique et des valeurs religieuses dans la vie quotidienne en Amérique latine. Constitué d’Élie Castiel, de Rosanna Maule et d’Esteban Bruzon, le jury de la 16e édition de Festivalissimo remettra les prix EL SOL lors de la cérémonie de clôture à l’ONF le samedi 4 juin 2011.

Pour l’occasion, Festivalissimo offrira la première québécoise du film La vida útil (A Useful Life) de Federico Vieroj. Soumission officielle de l’Uruguay pour les Oscars de 2011, grand gagnant du dernier festival de films de la Havane, La vida útil est une lettre d’amour au cinéma. Le film aborde en un enchaînement de plans radieux les problèmes de sous-financements qui, trop souvent, nuisent à la diffusion d’oeuvres cinématographiques exceptionnelles. Un propos d’une très grande actualité.

Les sections parallèles présentées hors‐compétition

La 16e édition de Festivalissimo offre une série de sections parallèles visant à illustrer la richesse et la diversité cinématographiques et culturelles ibéro-latino-américaines. Est réunie dans la section PANORAMA une brochette de films proposant un reflet des sociétés d’Amérique latine d’hier et d’aujourd’hui. Présenté en ouverture de la dernière édition du Festival de film de San Sebastian, le western historique Chicogrande, du cinéaste mexicain Felipe Cazals, dépeint les différences fondamentales qui séparaient le Mexique des États-Unis au début du XXe siècle.

À travers l’émouvant récit d’un père retrouvant la trace de sa fille après une séparation de 20 ans, Distancia, de Sergio Ramirez, rend compte, pour sa part des conséquences méconnues de la guerre civile guatémaltèque. Os inquilinos (The Tenants), de Sergio Bianchi, propose une radioscopie de la violence urbaine omniprésente aujourd’hui dans les quartiers populaires de Sao Paulo, au Brésil. Récipiendaire de nombreux prix, le documentaire Circo analyse les liens familiaux, la responsabilité filiale et l’héritage culturel mexicain au fil d’un « road-movie » où nous suivons les pérégrinations d’un cirque centenaire ambulant.

Enfin, la crème des acteurs mexicains est réunie dans le troisième volet de la trilogie mexicaine de Luis Estrada, El infierno, critique virulente et dénonciation coup-de-poing de la corruption minant la société mexicaine du nouveau millénaire. Un film à voir! Dans la section VOX POPULI, quatre oeuvres à saveur populaire des plus rafraîchissantes. Amor y frijoles, cinquième film à être réalisé au Honduras, étudie la dynamique du couple en Amérique centrale et nous convie à admirer la splendeur du paysage hondurien. Teresa, de Tatiana Gaviola, retrace le destin passionnant et tourmenté de la poétesse chilienne Teresa Wilms Montt (1893-1921).

Le premier long-métrage du réalisateur vénézuélien Efterpi Charalambidis, Libertador Morales, el justiciero, embrasse la tradition populaire du Venezuela grâce à un conte urbain ludique dénonçant les fléaux de la corruption et de la cupidité. Enfin, en République dominicaine, Trópico de sangre, de Juan Delancer, relate l’histoire vécue de Minerva Miraball au coeur de la dictature militaire de Rafael Trujillo. Festivalissimo tient à remercier les Consulats de la République du Honduras, du Chili, du Venezuela et de la République dominicaine pour l’aide accordée à l’édification de ce volet.

En présentation spéciale

Profitant de la première canadienne de La vida de los peces (film d’ouverture), Festivalissimo est heureux de rendre hommage au cinéaste Matías Bize par la présentation d’une rétrospective
comptant deux de ses films phares : Sábado, una pelicula en tiempo real et En la cama (In Bed). Salué par les Cahiers du cinéma comme la preuve du renouveau cinématographique chilien, Sábado est le premier long-métrage de Matías Bize réalisé à l’âge de 23 ans en un seul plan-séquence. En la cama, son second long-métrage, a été tourné entièrement en huis-clos et a raflé de nombreuses distinctions, dont la palme du meilleur film au Festival de Valladolid.

LES MIDIS DANSANTS DE FESTIVALISSIMO ‐ Du 30 mai au 2 juin 2011
Du 30 mai au 2 juin, Festivalissimo vous invite à prendre une pause latine sous le lumineux toit de verre de la Place Alexis Nihon. Pendant quatre jours consécutifs, de midi à 14 heures, les meilleures écoles de danse latine de Montréal vous invitent à assister à des ateliers et à des prestations gratuites.

LA FIESTA LATINA DE FESTIVALISSIMO ‐ Du 3 au 5 juin 2011
Présentée en collaboration avec Loto-Québec, TV5, l’Hôpital de Montréal pour enfants, Patrimoine Canada, l’Arrondissement Ville-Marie et la Ville de Montréal, la programmation extérieure de Festivalissimo revient en force en 2011 avec trois jours de spectacles endiablés pour toute la famille. Au Parc Cabot, face au métro Atwater, La Fiesta Latina métamorphosera le site de manière à créer une formidable odyssée culturelle. Cette grande fête 100 % gratuite présentera de façon ininterrompue sur la scène Loto-Québec une programmation exaltante axée sur les danses latines.

S’ajouteront à cela un chapiteau de cinéma avec lounge et plus d’une douzaine d’acteurs costumés aux couleurs de l’Amérique latine, de l’Espagne et du Portugal, circulant sur le site et interagissant avec le public. Une multitude de mets typiques seront disponibles sur le site afin d’initier petits et grands à la variété de parfums et de saveurs de la cuisine ibéro-latino-américaine et des danses à la belle étoile termineront en beauté chacun des trois jours de l’événement.

BILLETTERIE ET INFORMATIONS GÉNÉRALES


La 16e édition de Festivalissimo aura lieu à l’Impérial, Centre Sandra et Leo Kolber, Salle Lucie et André Gagnon (1430, rue de Bleury) et au Cinéma ONF (1564, rue St‐Denis). Les billets sont en vente dès le mardi 3 mai à la billetterie du Cinéma ONF durant les heures d’ouverture ou en ligne.

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sanjana - 3 juillet 2019
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