Vendredi, 21 octobre 2011

24e ÉDITION DU FESTIVAL IMAGE+NATION

Four More Years, film d'ouverture du 24e Festival image+nation

image+nation, le doyen des festivals de films LGBT au Canada, est fier de dévoiler la programmation de sa 24e édition qui se tiendra à Montréal du 26 octobre au 6 novembre 2011.

 

Cette année, plus de 125 courts et longs-métrages ont été réunis pour rendre compte de la multiplicité des voix et des perspectives, pour documenter des luttes et des victoires sociales et pour faire découvrir les richesses et les secrets d’autres cultures. Composée des meilleures œuvres queer de la récente année, cette impressionnante sélection promet d’assouvir la faim des cinéphiles gais ainsi que celle d’un auditoire plus large. C’est pourquoi image+nation invite la communauté LGBT, son public fidèle,

à venir accompagné de leurs bien-aimé(e)s – qu’il s’agisse d’ami(e)s, de parents, de collègues de travail ou de camarades cinéphiles. Une foule d’histoires à partager sont en effet au programme de cette 24e édition haute en couleur.

FILMS D’OUVERTURE ET DE CLÔTURE

Le mercredi 26 octobre prochain, à 20 h au Cinéma Impérial (1432, rue Bleury), la 24e édition d’image+nation démarrera en trombe avec Four More Years, une savoureuse comédie romantique signée par la cinéaste suédoise Tova Magnusson-Nörling. Dans la spirale des rivalités politiques, David Holst (Björn Kjellman), un politicien ambitieux, voit sa vie chamboulée le jour où il fait la rencontre de Martin (Eric Ericsson), le tout nouveau premier ministre d’État du parti socialiste désormais au pouvoir. Lors d’un débat amical entre les deux hommes, l’impossible se produit : ils échangent un premier baiser.

L’intrigue s’aventure dès lors sur le terrain complexe des enjeux gais dans un monde orchestré où l’épanouissement personnel se heurte à la nécessité de maintenir une certaine image publique. Mené de main de maître par la réalisatrice, le scénario de William Berhman est bien rendu à l’écran par la chimie entre les deux principaux acteurs, tandis que la trame sonore vivifiante de Mauro Scocco appuie efficacement le tempo rapide de l’action. Pétillante satire politique sur fond romantique, Four More Years est une comédie inoubliable qui redéfinit ce que cela signifie d'être «bipartisan».

Le dimanche 6 novembre à 20 h 30, au Théâtre Hall-Concordia (1455, de Maisonneuve O.), image+nation couronnera 11 jours de cinéma exceptionnel en présentant Leave it On The Floor, une comédie musicale réalisée par Sheldon Larry. Destiné à devenir un futur classique du genre, Leave it On The Floor a été présenté en première canadienne au Festival de Toronto, où il a littéralement soulevé les foules. Le long-métrage suit les tribulations de Brad (Ephraim Sykes), un jeune adulte jeté à la rue par une mère homophobe, qui fait bientôt la rencontre de marginaux célébrant le voguing et la culture des bals gais.

Brad est ainsi propulsé dans le milieu qui a inspiré Madonna, celui-là même qui a été admirablement dépeint par le documentaire culte Paris Is Burning, de Jennie Livingston, projeté cette année par image+nation en présentation spéciale 20e anniversaire. On ne peut plus urbain, Leave It On The Floor propose une série de chansons alliant la franchise émotionnelle de Hedwig and the Angry Inch à l’éclat dynamique des chants de Glee. En y ajoutant du romantisme, un triangle amoureux tragique et un clin d’œil à Lady Gaga et à Justin Timberlake, le réalisateur Sheldon Larry et l’auteur Glen Gaylord signent une comédie musicale des plus entraînantes sur la découverte de soi et de sa vraie famille.

DES FILMS À PARTAGER ENTRE CINÉPHILES

La 24e édition du festival image+nation regorge de films innovants ayant été encensés par la critique partout à travers le monde.

- Récompensé du Prix Teddy décerné au meilleur film LGBT, Ausente (Absent) du cinéaste argentin Marco Berger (Plan B, image+nation 2010), nous plonge dans un fin thriller psychologique aux résonances hitchcockiennes, à travers l’histoire d’un adolescent s’immisçant dangeureusement dans l’intimité de son professeur d’éducation physique.

- Une cinématographie grandiose et poétique –  qui n’est pas sans rappeler celle de Terrence Malick – s’allie à un ensorcelant drame historique dans Black Field, premier long-métrage de Vardis Marinakis se déroulant en 1654, où une jeune androgyne révèle un terrible secret au soldat blessé qu’elle est chargée de soigner.

- Après un passage très remarqué à Sundance, Codependent Lesbian Space Alien Seeks Same, une pétillante comédie en noir et blanc signée Madeleine Olnek, rend ommage aux films de science-fiction de série B avec des dialogues incroyablement intelligents et un message des plus persuasifs.

- Ceux qui rêvent d’intrigues et de personnages atypiques ne voudront pas non plus manquer Joe + Belle, une comédie noire, sophistiquée et terriblement séduisante de Veronica Kedar, sorte de Thelma & Louise israëlien suivant le parcours rocambolesque de deux parias en cavale à Tel-Aviv.

- Grand gagnant du Prix du public au Festival de Sundance de 2011, Circumstance, de Maryam Keshavarz, dépeint l’Iran tel qu’il a rarement été vu sur les écrans nord-américains, où l’histoire d’amour de deux adolescentes au sein d’une société qui désapprouve l’homosexualité met en lumière une culture contemporaine en conflit entre le présent et le passé.

- Également acclamé à Sundance (où il a été salué comme l’un des meilleurs films indépendants de l’année), Weekend, écrit, monté et réalisé par Andrew Haigh, dépeint la vie des hommes gais d’aujourd’hui avec un sens du détail et une authenticité qui nous rappelle les films de Cassavetes ou de Mike Leigh.

- Accueilli comme l’œuvre la plus sexy présentée à Frameline en 2011, toute l’incandescence de l’été est condensée dans August, premier long-métrage d’Eldar Rapaport, œuvre à mi-chemin entre Rashomon et Memento explorant la complexité d’un triangle amoureux en épousant tour à tour le point de vue des trois principaux personnages.

- Le neuxième long-métrage de Gaël Morel, Notre paradis, constitue quant à lui une fascinante synthèse d’Avant que j’oublie et de Bonnie & Clyde, relatant le tumultueux parcours de deux antihéros prostitués en route vers le paradis perdu.

- Un couple lesbien tout aussi inoubliable vole la vedette dans Walking Towards (Camminando Verso) de Roberto Cuzzillo, œuvre intimiste et lancinante abordant les répercussions de conflits mondiaux au sein de relations interpersonnelles.

- Un film dont tous s’estimeront heureux de découvrir est Mi último round (My Last Round), quatrième long-métrage du chilien Julio Jorquera, posant un regard d’une sensibilité rare sur la notion de masculinité et les difficultés de vivre dans le secret.

- La découverte est tout aussi inestimable en ce qui a trait au film Shame (Zonde), du néerlandais Simon Sliphorst, récit hybride entre Le festin de Babette et Mort à Venise, relatant un amour intergénérationel et le pouvoir de changer sa vie même à un âge avancé.

- En nomination pour le Grand Prix du Jury à Sundance, Gun Hill Road, du cinéaste Rashaad Ernesto Green, explore les tensions entre un père récemment sorti de prison et son enfant transgenre qui lutte pour mener une vie conforme à l’identité qu’il s’est choisi.

- Enfin, comme l’histoire du cinéma l’a maintes fois prouvé, il arrive que certains films tirent avantage d’un petit budget en redoublant d’inventivité. C’est le cas notamment pour Break My Fall, de Kanchi Wichmann, Harvest, de l’allemand Benjamin Cantu, Bumblefuck, USA, d’Aaron Douglas Johnston, et Les fraises des bois, de Dominique Choisy.

DES HISTOIRES LGBT D’HIER ET D’AUJOURD’HUI SUR GRAND ÉCRAN

La 24e édition d’image+nation comporte une panoplie de films qui, en plus de leurs prouesses cinématographiques, se distinguent par la force de leur intrigue et le portrait qu’ils nous offrent de la vie et de certaines thématiques LGBT. Issues de la Grande Bretagne, trois adaptations de classiques de la littérature gaie nous plongent dans le passé : Christopher & His Kind (photo ci-dessous) de Geoffrey Sax, basé sur les écrits d’Isherwood; The Night Watch, de Richard Laxton, adaptation du quatrième roman de Sarah Waters; et Daphne, de Clare Beavan, retraçant la vie de la romancière Daphe Du Maurier.

Deux films revisitent avec intelligence et délicatesse le thème du coming out : The Guide (O Xenagos), du Grec Zacharias Mavroeidis, et Kawa, de la cinéaste néozélandaise Katie Woolf, basé sur un roman de Witi Ihimaera (auteur de The Whale Rider). Le quotidien singulier de certains groupes gais est quant à lui dépeint par les films Shahada, de Burhan Qurbani, Buffering, de Darren Flaxstone et Christian Martin, Kink Crusaders, de Michael Skiffet, et Rent Boys, de Rosa von Praunheim (Queens Don’t Cry).

Plusieurs incontournables issus de l’Amérique ont été sélectionnés cette année : Longhorns de David Lewis,  Au Pair, Kansas de J.T. O’Neal, Man 2 Man: A Gay Man’s Guide to Finding Love, de Christopher Hines, Eating Out : The Open Weekend de Q. Allan Brocka, Going Down in LA-LA Land de Casper Andreas Judas Kiss, de J.T. Tepnapa. En provenance du Canada, image+nation présente Everything and Everyone, de Tracy D. Smith.

Les films lesbiens ne sont pas en reste dans le cadre de cette 24e édition d’image+nation. Le festival présentera notamment Tomboy, de Céline Sciamma (Prix du Jury Teddy, Berlinale 2011), La Robe du soir, de Myriam Aziza, Lip Service (la version britannique de The L Word / Elles), So Hard To Forget (Como Esquecer), de la brésilienne Malu de Martino, La fille de Montréal de la cinéaste montréalaise Jeanne Crépeau, et Cloudburst (photo ci-dessous), de Thom Fitzgerald (The Hanging Garden, 1997) mettant en vedette les performances magistrales d’Olympia Dukakis et de Brenda Fricker.

DES FILMS MUSICAUX RASSEMBLEURS

Le festival serait bien sûr incomplet sans une poignée de films musicaux des plus sensationnnels : Mary Lou, de Eytan Fox (Yossi & Yagger, The Bubble), Jamie and Jessie Are Not Together de Wendy Jo Carlton (Hannah Free) et What’s The Name of the Dame? d’Allan Neuwirth.

LES AVANT-GARDISTES

Rendant hommage aux personnalités LGBT non-conformistes qui ont contribué à modeler et à définir la culture queer contemporaine, la 24e édition d’image+nation offre à ses festivaliers la chance de revisiter la carrière du cinéaste Bruce LaBruce dans The Advocate for Fagdom d’Angéline Bosio; du célèbre Vito Russo dans Vito, de Jeffrey Schwarz; de Robert Opel dans Uncle Bob; et de Yves St-Laurent dans L’amour fou, de Pierre Thoretton.

VIES VÉCUES : SÉRIES DOCUMENTAIRES

Cette année, les documentaires d’image+nation posent un regard sur le  « nouvel » Ancien Monde, explorant le statut de l’homosexualité dans des cultures qui lui sont traditionnellement fermées avec I Am, de Sonali Gulati, East Bloc Love, de Logan Mucha, Not Quite the Taliban, de Fadi Hindash, et plus près de nous, aux États-Unis, Wish Me Away, de Bobbie Birleffi et Beverly Kopf.

Également, trois documentaires explorent les nouveaux défis qu’engendre une population LGBT vieillissante : Gen Silent, de Stu Maddux, Margaret & Evergon, de Donald Wrinkler et There’s no Hole In My Head, de Alison Seger.

Dans un dernier temps, une série de docmentaires explore les zones d’ombres et d’ambiguïté liées à l’orientation et à l’idendité sexuelles : Orchids: My Intersex Adventure, de Phoebe Hart, (A) Sexual, d’Angela Tucker, et Bisexualité : Territoires secrets de Suzanne Guy.

COURTS-MÉTRAGES

Sept merveilleuses séries de courts-métrages en provenance de partout dans le monde seront présentées dans le cadre de cette 24e édition d’image+nation : Queerement Québec, Chasse à l’homme, Lesbomundo, Homomundo, Histoires de filles, Histoires de gars et Voix de l’avenir.

L’ÉPIDÉMIE À L’ÉCRAN : 30 ANS DE VIH/SIDA

En cette 30e année de lutte contre le VIH/SIDA, l’écrivain et conférencier Matthew Hays donnera une allocution sur l’histoire de cette épidémie telle qu’elle est présentée à l’écran. En plus de cette conférence, image+nation présente We Were Here, un compte-rendu lucide et concis de la crise du sida à San Francisco. Acclamé au Festival de Sundance de 2011, le documentaire de David Weissman s’appuie sur des témoignages détaillés et intimes pour traduire en termes humains un drame inimaginable.

HOMMAGE À ELIZABETH TAYLOR

image+nation profitera de sa 24e édition pour rendre un vibrant hommage à une icône gaie qui s’est éteinte en 2011. Cat on a Hot Tin Roof (1958) et Reflections in a Golden Eye (1967) seront en effet projetés sur nos écrans en l’honneur de la prolifique star hollywoodienne Elizabeth Taylor.

PRÉSENTATION SPÉCIALE DU DOCUMENTAIRE « PARIS IS BURNING »

Pour terminer, le public est invité à se replonger dans l’histoire LGBT avec une séance rétrospective d’un documentaire marquant, Paris is Burning de Jennie Livingston documentant, de 1987 à 1989, la vie des danseurs gais et transsexuels rivalisant d’originalité et de glamour dans les salles de bal de New York. Avant Madonna, avant Glee, il y avait Paris is Burning

Avec une programmation riche et pour tous les goûts, image+nation vous invite à partager vos histoires avec vos bien-aim(e)s ! Bon festival !

PRÉVENTE DES BILLETS :    
Café Java U Village (1259, Ste-Catherine Est / métro Beaudry)
21 et 24 octobre : 17h à 20h
22 et 23 octobre : 15h à 20h

Pendant le festival, la billetterie centrale d’image+nation sera au Théâtre Hall Concordia et sera ouvertes 45 minutes avant la première séance du jour. Les billets (au plein tarif seulement) peuvent également être achetés en ligne sur le site de l'événement.

PRIX :
Billet individuel : 11,50$; carte cinéphile 10@95$; billet étudiant et âge d’or (65+) : 8$

La 24e édition d’image+nation aura lieu aux endroits suivants : Cinéma Impérial, Centre Sandra & Leo Kolber, salle Lucie et André Chagnon (1432, rue Bleury), Théâtre Hall Concordia (1455, Boul. Maisonneuve Ouest), Cinéma de Sève (1400, Boul. Maisonneuve Ouest), Cinéma Goethe-Institut (418, rue Sherbrooke Est).

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siva - 5 juillet 2019
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