Mercredi, 14 août 2013

HERBERT GRÖNEMEYER BIENTÔT AU NATIONAL

Comme quelqu’un l’a si bien dit un jour : «Herbert Grönemeyer, c’est cet artiste incroyablement populaire qui vend des tonnes d’albums, mais dont vous n’avez jamais entendu parler».

 
Pas qu’Herbert Grönemeyer soit un homme invisible, non. Avant d’entamer sa carrière musicale, il a crevé l’écran dans le classique allemand des années 1980, Das Boot, de Wolfgang Petersen. Plus récemment, il a joué dans Control, l’acclamé biopic d’Anton Corbijn sur Joy Division. Il a également composé la trame sonore du film The American, du même Corbijn, mettant en vedette George Clooney. Mais ces petites apparitions dans le paysage culturel américain ne constituent qu’une minuscule partie de ce que représente sa carrière dans son pays natal.

Car en Allemagne, Grönemeyer est un des artistes les plus populaires des trois dernières décennies. Du reste, les chiffres parlent pour eux-mêmes : il a vendu plus de 18 millions d’albums.

Herbert Grönemeyer sera de passage à Montréal le 19 septembre prochain au National et le lendemain à l’Opera House de Toronto dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Il s’agira du premier passage de Grönemeyer au Canada depuis 1989 alors qu’il avait joué en première partie de Tom Cochrane.

Pour le public hors Allemagne, peu familier avec l’œuvre de Herbert Grönemeyer, son nouvel album – un premier en anglais – I Walk, disponible le 10 septembre (tout comme le DVD I Walk Live), sera l’occasion idéale de découvrir la musique fervente, personnelle et passionnelle d’un auteur-compositeur-interprète au talent hors du commun. Le disque, qui permet à l’auditeur de survoler l’incroyable carrière du musicien, regroupe des chansons plus anciennes, comme Airplanes in My Head, qui date de 1985. Mais on y trouve également plusieurs de ses plus récents succès, traduits en anglais, ainsi que de nouvelles compositions.



Les chansons de Grönemeyer, véritables hymnes pop remplis de sincérité, viennent directement du cœur, et ne sont teintées d’aucune once de cynisme. Même si vous ne connaissez pas la genèse de la pièce Mensch (homme), écrite un an après que l’artiste eut perdu son frère et sa femme, décédés à trois jours d’intervalle, vous sentirez que les émotions qui se cachent derrière des paroles telles que We lose and still try (Nous échouons, mais nous essayons quand même) ou le simple I miss you (Tu me manques) final, sont des plus viscérales.

Avec 14 albums studio à son actif, Grönemeyer a depuis longtemps assis sa réputation d’auteur-compositeur. Sa musique est teintée de l’influence des plus grands, tels Elton John et Randy Newman. Sur scène, toutefois, sa prestance théâtrale rappelle celle d’un David Bowie. Eh oui, la seule chose qui a toujours empêché l’artiste d’obtenir un succès planétaire, c’était la barrière de la langue, puisqu’il chantait en allemand, un idiome parlé par seulement 3% de la population mondiale. Mais désormais, avec I Walk, ce petit obstacle n’est plus qu’un lointain souvenir. Preuve de son statut de star, sur cet album il partage le micro avec des invités de marque. Ainsi, sur Mensch, c’est nul autre que Bono qui fait office d’artiste invité alors que, sur Will I Ever Learn, c’est Antony Hegarty, du réputé groupe Antony and the Johnsons, qui prête sa voix aux mélodies plus graves.



Pour Grönemeyer, cette grande incursion en territoire nord-américain ne doit pas être perçue comme une réponse à une possible insatisfaction face au manque de reconnaissance à l’étranger. Au contraire. Pour lui, il s’agit d’un défi. Et s’il y a une chose que Grönemeyer aime, c’est bien ça, les défis. «J’adore les challenges, dit-il. Et ça, c’en était un! C’était un de ces moments où je me suis dit : «OK, lançons-nous! Essayons quelque chose de nouveau!» C’est ce qui me rend heureux, c’est ce qui me comble. C’est ce que je fais.»

HERBERT GRÖNEMEYER
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