Jeudi, 20 septembre 2012

LES DÉCOUVERTES DU FESTIVAL DE LA CHANSON DE GRANBY

La 44e édition du Festival de la chanson de Granby a été forte en révélations musicales.

 

Je ne suis pas une habituée des concerts. Les puristes diront que je ne suis pas une vraie fan de musique. Pour moi, écouter une chanson, c’est un peu comme lire un livre: j’aime être dans ma bulle pour m’y plonger. Mais une invitation au Festival international de la chanson de Granby, ça ne se refuse pas. D’abord, parce que c’est un incroyable tremplin pour la relève francophone de talent et qu’on y fait forcément des découvertes fantastiques. Ensuite, parce qu’une escapade dans les Cantons de l’Est promet toujours un accueil sympathique et des endroits charmants à visiter.

Arrivée le vendredi soir, pleine d’espoirs. On se dirige vers les chapiteaux Desjardins sur la rue principale. Excellent concept d’ailleurs que d’avoir deux chapiteaux collés, accessibles gratuitement et situés au cœur de Granby. On entendra les organisateurs dire plus tard « la culture se doit d’être accessible à tous ». Oui, rendre la culture accessible, c’est la meilleure façon de pousser les gens à s’y intéresser et d’en être fier. Aujourd’hui, alors que la culture américaine a envahi le monde, Dieu sait que ce n’est pas tâche facile.

Départ en force: Alex Nevsky. Je me souviens de l’avoir entrevu et écouté à demi-oreille. Le concert est déjà commencé et bien entamé. Tout le monde semble absorbé par la musique autour de nous. Après quelques minutes je comprends pourquoi. Sa musique est puissante. On sent une énergie, parfois condensée, qui monte magnifiquement à travers sa musique. Mon seul regret est d’être arrivée pour les trois dernières chansons. Je suis restée sur ma faim. À la sortie, j’achète son disque « De Lune à l’aube ». Depuis, il joue en boucle dans l’auto, c’est pour dire.

On se dirige vers la sortie pour repérer le reste du site. Quelqu’un nous dit : «Quoi ? Vous ne restez pas pour HK et les Saltimbanks? Le chanteur faisait partie du groupe Le Ministère des Affaires populaires, une musique hip hop engagée. Maintenant,  c’est un mélange de ska, reggae, blues. Ça promet! » On est sceptiques car on a tellement faim. On commence à s’éloigner, quand la musique commence. Une musique entraînante, hyper festive, avec accordéon, mandole, guitare et batterie. On fait demi-tour, la faim attendra! Tout le monde tape des mains, on a envie de sauter et de rire. C’est une sorte mélange parfait de fanfare balkanique et de La Rue Kétanou. HK est plus qu’un chanteur, c’est un animateur. Le terme « spectacle » prend tout son sens. Même son acolyte chanteur Toufik Benladik semble si emporté par la musique qu’il danse comme s’il était seul dans son monde. On le croisera plus tard au spectacle de Lisa Portelli, aussi sympathique que sur scène et doté d’un grand sens de l’humour. On rêve de faire la fête avec eux, ça doit être mémorable. 

Puis, d’un tout autre registre, on découvre MelissMell. Elle présente une musique rock avec des textes forts en revendications. Des revendications certes sociales, mais aussi de la vie, qui forcément, n’est pas toujours parfaite. Elle est très gestuelle, elle s’emporte. Elle est  essoufflée quand elle nous parle entre deux chansons, on sent qu’elle nous livre sa musique avec toute son énergie. Et de l’énergie, elle en a. C’est une femme forte, la puissance de sa voix, un peu écorchée, m’impressionne.

Dans l’ambiance intime du bar à vin Le Cent 50, éclairés à la lumière des bougies posées sur des petites tables, on attend Lisa Portelli. Elle se fait désirer, mais elle a raison d’attendre. Lorsque Radio Radio joue sur une autre scène en même temps, il attire les foules. Finalement, elle arrive sur scène. C’est une jeune fille aux cheveux longs, avec un petit air de Vanessa Paradis. Elle commence à chanter. Sa voix est douce et enivrante, avec une pointe de mélancolie. Mais chez elle, douceur ne veut pas dire absence d’intensité, comme chez d’autres chanteuses. On sent qu’elle est passionnée. Ses textes sont forts en images et en poésie.

On parle un peu avec elle à la sortie du bar à vin. Elle fume. Peut-être nerveusement, peut-être par soulagement. Je me demande si elle est satisfaite de sa performance. Pour nous, elle a été une révélation. Oui, sans hésiter, Lisa Portelli est mon coup de cœur du Festival international de la chanson de Granby, qui pourtant ne manque pas de jeunes talents.  C’est sa première apparition au Québec, elle aimerait bien revenir si un producteur lui en donne l’occasion. Lisa, on ne demande que ça.  Découvrez-la, écoutez-la, sans modération.

Le lendemain, on se balade dans la ville. La rue principale de Granby est fort sympathique. Charmées par la façade des Délices d’Elliot  la veille, on y retourne.  C’est une boutique colorée où l’on a envie de regarder partout pour trouver le petit produit qu’on aurait manqué: chocolats, pâtes de fruits de Charlevoix, petits sablés de France, cupcakes, gelati, bonbons et objets faits à la main par des artistes québécois. Nathalie Hudon, la propriétaire, nous dit que les gens viennent de loin pour acheter son caramel. Après y avoir goûté, on veut bien la croire. À la fois onctueux et léger, avec une touche de vanille, c’est un vrai petit bonheur. Petit coup de cœur tout de même pour les chocolats, particulièrement celui à l’érable et  celui aux amandes. Heureusement que l’on devait s’en aller. Cet endroit est délicieusement dangereux pour la ligne. Adresse : 142, rue Principale, Granby.


C'est le sourire aux lèvres qu'on part voir Créason. C'est un duo de « patenteux », comme on dit en bon québécois, formé par Alain Grenier et Sylvain Quirion, deux personnages un peu loufoques et très ingénieux. Leur but est de conscientiser les gens et particulièrement les jeunes, au recyclage par le biais de la musique. Alors que je m’attendais à une sorte de spectacle pour enfants, je suis restée bouche bée par leur talent. Tous leurs instruments sont faits à base d’objets recyclés: bouteilles, bâtons de hockey, dinosaures en plastique, chariot d’épicerie, boîte en carton ou raquettes avec des clefs, une « raclef » comme ils l’ont surnommée. Avec humour, ils animent, expliquent comment les instruments sont construits, et performent admirablement. Puis, vient le duo de batterie, faits à partir de pots de chlore. On les fixe en se demandant comment ils arrivent à être si synchronisés et rapides. Autant que l’écologie, ils ont définitivement la musique dans le sang.

Granbyens, Granbyennes, vous avez de quoi être fiers de votre ville !

Source: LaMetropole.com

VOYAGE PEROU

ALEX NEVSKY 

HK ET LES SALTIMBANKS

MELISSMELL

LISA PORTELLI

LES DÉLICES D’ELLIOT

CRÉASON 

FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA CHANSON DE GRANBY

TOUTE UNE FINALE AU FESTIVAL DE LA CHANSON DE GRANBY!

 

Cet article est classé sous :Vanessa Huet Granby Musique Festival
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anusha - 24 juillet 2019
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