Lundi, 21 janvier 2013

ANDRÉ-PHILIPPE GAGNON : ÉGAL À LUI-MÊME

Photos: agence Pierre Gravel

Égal à lui-même, André-Philippe Gagnon n’a plus besoin de présentation. Il ne cesse de nous surprendre. Son public, composé principalement de baby-boomers, est déjà conquis. À Brossard, en fin de semaine, l’artiste faisait salle comble. Sa tournée québécoise est déjà assurée d’un succès retentissant.

 
D’entrée de jeu, le one-man-show de l’imitation a consacré une partie de son temps à soulever le problème de la congestion automobile dans les rues de Montréal en raison des nombreux travaux de construction. Au passage, André-Philippe Gagnon a écorché les Gérald Tremblay et « Apple…. Apple Belle et Bum », a-t-il dit sur une note qui a fait éclater de rire l’ensemble de l’auditoire. Bien sûr, le Canadien de Montréal ne pouvait pas y échapper à la suite du lock-out de la Ligue nationale de hockey.


La voix hésitante de Jacques Demers, le ton grave et sérieux de l’ex-directeur général, Serge Savard, et la nervosité extrême et unique du commentateur, Ron Fournier, ont été chaleureusement applaudis. Des personnages colorés dont seul André-Philippe Gagnon est capable d’imiter aussi adroitement. Le numéro du maire de Québec, Régis Labaume, est une perle en soi. Tantôt comparé à l’empereur Napoléon Bonaparte, Gagnon se transforme en nain pour démontrer la force et le charisme de ce « petit personnage » aux allures d’un dictateur qui fait l’envie de bien d’autres élus municipaux.

Bien que ce numéro soit exécuté à merveille, je n’ai pas reconnu la voix de Régis Labaume à travers Gagnon. Pourtant, l’artiste exécute plus d’une centaine d’imitations durant tout le spectacle et les résultats vont au-delà des attentes. Le rythme est soutenu, chacune des prestations ont une durée de trente à 60 secondes. Personne ne s’ennuie. En deuxième partie, les trente première minutes sont consacrées à l’histoire du rock & roll. Faut-il s’étonner que ce soit raconté par Elvis Gratton qui a fait l’objet de plusieurs films québécois ? Non.

Gratton évoque les hits des années 50 à nos jours. Et Gagnon les reprend avec un talent remarquable. Les Platters, Bob Dylan, Michael Jackson, Joe Cocker, Barry White, les Bee Gees et j’en passe défilent l’un après l’autre pendant près de trente minutes. Le son et l’éclairage sont rodés au quart de tour. Et le public se laisse entraîner dans ce qui leur était des souvenirs d’autrefois.

Avant la fin du spectacle, Gagnon a choisi au hasard quelqu’un du public. Son objectif était de l’imiter. Le sort a voulu que ce soit un homme, Bob Lancaster. Ce dernier a été appelé à lire et à chanter quatre phrases d’un texte. En moins de deux, notre one-man-show  reproduisait la voix avec perfection de Bob Lancaster. Une prestation qui fut largement apprécié du public.

André-Philippe Gagnon continue sa tournée au cours des prochains mois à l’Assomption, Rimouski, Rivière-du-Loup, Lac-Mégantic, Drummondville et Nominingue.

ANDRÉ-PHILIPPE GAGNON
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