Vendredi, 21 décembre 2012

SALTIMBANCO : RETOUR AU BERCAIL

Photos: Cirque du Soleil

Après avoir parcouru les cinq continents de la planète, Saltimbanco du Cirque du Soleil termine sa tournée mondiale au Centre Bell, à Montréal, d’ici le 30 décembre.

 
Saltimbanco est un voyage acrobatique à travers l’environnement urbain où les différences et les ressemblances se côtoient. Les couleurs vives et uniques à chaque costume  en fascinent plus d’un. Bravo à sa conceptrice, Dominique Lemieux. Dans la première partie, les spectateurs sont éblouis par l’agilité des artistes à se déplacer sur scène comme des poissons dans l’eau. Les mouvements sont fluides et naturels. Personnellement, je retiens mon attention sur trois numéros qui ont été chaleureusement applaudis par le public.


D’abord, parlons du numéro des mâts chinois. Ce sont les gratte-ciel de Saltimbanco. Ils sont une quinzaine d’artistes à s’élancer sur des barres verticales dans une aisance remarquable et une rapidité déconcertante. Les multiples acrobaties sont accomplies à l’intérieur d’un synchronisme parfait. Aucune bavure et ce numéro a donné le coup d’envoi à la soirée.

J’ai rarement vu, pour ne pas dire jamais, un jongleur aussi habile dans son numéro. Il s’appelle Luis Miguel Velasquez Terry et est originaire du Pérou. Pendant de longues minutes, il manie  jusqu’à huit balles dans un agencement personnalisé de figures et de formes. Pour accroître le niveau de difficultés, le jongleur relève le même défi en descendant quelques marches d’escalier tout en augmentant la cadence du numéro. Jeunes et moins jeunes lui ont réservé des applaudissements nourris.

Adriana Pegueroles et Luis Lopez sont les spécialistes du boleadoras. Ils ne passent pas inaperçus avec leur corde composée d’un poids fixé à l’extrémité. Dès que le poids touche le sol, une explosion de sons retentit. Les deux artistes manipulent avec brio le boleadoras au point où le rythme des pas et des sons de l’instrument vibrent à l’unisson.

Dans la seconde partie de Saltimbanco, je dirais que le spectacle est plus riche en émotions. D’abord, il y a la balançoire russe. Bien que ce numéro soit intégré à la majorité de toutes les représentations du Cirque du Soleil, il n’en demeure pas moins qu’il est impressionnant et toujours fascinant à regarder. La troisième et dernière acrobate à sauter d’une hauteur de 9 mètres sur les épaules de deux autres acrobates, déjà en position verticale l’un sur l’autre, a réussi son coup après une troisième tentative sous les encouragements des spectateurs.

C’est le bouffon de Saltimbanco. Seul sur scène, Eddie développe une interaction étroite avec son public en le transportant dans l’univers de son imagination. Il invite quelques personnes à tour de rôle à prendre part à son jeu. Et le public répond très bien. Surtout à la fin du numéro, alors qu’un participant est appelé à jouer le rôle d’un méchant cow-boy, les spectateurs ont apprécié ce geste improvisé.

C’est mon coup de cœur de la soirée. Et c’est la finale du spectacle. Ils sont quatre superbes artistes reliés à des bungees qui s’élancent dans les airs sans retenue. La composition musicale de René Dupéré ajoute aux mouvements des acrobates des airs d’élégance, de grâce et de finesse au numéro. Véritable ballet aérien sur un air d’opéra, le spectateur est littéralement conquis au moment où les quatre acrobates forment un cercle humain pendant quelques secondes au-dessus de la scène.

Saltimbanco a parcouru plus de 150 villes et a donné près de 6 000 représentations devant 14 millions de spectateurs depuis 1992.

SALTIMBANCO

CIRQUE DU SOLEIL

Cet article est classé sous :Cirque du Soleil Bernard Gauthier
Soyez le premier à réagir à cet article.
Nom (pseudo)
Courriel (non-divulgé)
Lien Youtube
Réagissez à cet article.
Je désire m'inscrire à l'infolettre La Métropole.
Saisir les 5 caractères
ok