Mardi, 7 décembre 2010

LES CHAMPAGNES DE REPAS LOUISE BRISON

Châlons en Champagne

J’ai rencontré l’ingénieur œnologue Francis Brulez, alors qu’il visitait Montréal. Il dirige le domaine des Champagnes Louise Brison, une entreprise familiale qui a été fondée par sa grand-mère, une immigrante allemande arrivée en Champagne avant 1914.

 
Au commencement, ils avaient  un hectare de terre. Madame Brison cultivait son vignoble et faisait son vin elle-même, tandis que son mari partait travailler à l’extérieur pour arriver à faire vivre la famille. La première Grande Guerre arriva et la France est entrée en conflit avec l’Allemagne. On peut imaginer toutes les difficultés auxquelles ces immigrants ont dû faire face. Après la guerre, de longues années difficiles se sont succédées. Le vin se vendait difficilement, quand il se vendait, et quand ils ne tombaient pas sur des margoulins qui ne les payaient pas.

Mais Louise Brison avait du courage et  un jour, son fils a pris la relève et la situation s’est améliorée, puis il y a eu encore la guerre et plus tard c’est Francis, le petit fils, qui a pris les rennes du domaine. Il a deux filles, qui vont assurer la suite. Lorsque la famille a décidé d’abandonner le vin tranquille pour faire du Champagne, le nom de Louise Brison s’est imposé de lui-même. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 14 hectares au sud-est de la Champagne, dans la région de Troyes.  Le sol est argilo-calcaire, contrairement à la région d’Épernay et de Reims, où les sols sont crayeux. Ce qui produit des champagnes typiques, avec de la vivacité et du caractère.

Dans le domaine Louise Brison, on cultive le Pinot Noir et le Chardonnay. Les sols très particuliers, avec le Pinot Noir, leur donneraient des champagnes de qualité, mais le Chardonnay leur permet d’obtenir des champagnes remarquables.  Ils sont très respectueux du sol et font une viticulture raisonnée et raisonnable.  Ils appliquent le même soin à la vinification, en n’utilisant pas de l’acide tartrique et n’emploient que l’oxygénation naturelle, qui se fait à travers les parois des fûts. Ils laissent les bouteilles en lattes pendant 6 ans, à la place d’un an et demi pour la plupart des autres producteurs.

Tous leurs champagnes sont millésimés, ce qui exige une discipline incroyable de sélection et de travail qualitatif, depuis la vigne jusqu’à la mise en bouteille, ce que les autres maisons ne font habituellement que pour un quart de leur production. Les champagnes Louise Brison ne sont pas que des vins de fête, ce sont aussi des vins de repas qui accompagnent les mets de l’entrée au dessert. J’ai dégusté le Champagne Louise Brison Brut millésime 2005 fait de Chardonnay 50 % et de Pinot Noir 50 %. Médaille de bronze aux Vinalies internationales 2010. Une merveille de finesse, de rondeur et de caractère.

Un champagne de repas, qui va si bien avec des poissons en sauce, avec des viandes blanches, avec du risotto aux cèpes et avec du ris de veau. J’ai aussi dégusté la Cuvée Tendresse 2002, blanc des blancs 100 % Chardonnay, élevé 5 mois en fûts de chêne. Pas de fermentation malolactique. Médaille d’or 2010. Un champagne plein d’élégance et de raffinement. Excellent en apéritif, mais aussi avec des asperges, du homard, des sushis et du thon mariné.

POUR EN SAVOIR PLUS ET POUR COMMANDER :

CHAPAGNE LOUISE BRISON

Samy Rabbat
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sanjana - 3 juillet 2019
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