Mardi, 26 octobre 2010

BULLE IMMOBILIÈRE OU PAS?

Est-ce le temps d’acheter une propriété ou pas? Posez la question à un agent d’immeuble et sa réponse sera toujours affirmative. Il n’a pas intérêt à vous répondre par la négative. On sait tous pourquoi.

 

Sommes-nous réellement à l’abri d’une bulle immobilière comme le prétendaient plusieurs analystes il n’y a pas si longtemps? Pas plus tard qu’il y a une semaine, le courtier Royal Lepage annonçait qu’à Montréal seulement, des appréciations de 8 à 9 % étaient enregistrées depuis environ un an, en raison d’une relative rareté des maisons sur le marché de la revente. Le spectre d’une contagion de la bulle américaine atteignant la frontière canadienne était alors à nos portes. Les agents affirmaient, avec arguments à l’appui, que cette bulle ne pouvait pas nous toucher et que les acheteurs pouvaient donner suite à leur projet.

Quant aux vendeurs, ils ne pouvaient mieux espérer. Or, voilà maintenant que l'Indice de l'habitation Desjardins nous indique maintenant que le marché immobilier québécois reprend de la vigueur après un plongeon en début d’année. Est-ce là une autre confirmation qui vient appuyer Royal Lepage dans ses propos de la semaine dernière? Desjardins indique que l’indice enregistre une hausse de 0,8 % sur l’ensemble du territoire québécois.

Pour l'économiste Hélène Bégin, la situation revient progressivement à la normale et le marché retrouve son équilibre, comme en témoignent l'apaisement des prix des habitations. Toutefois, Desjardins affirme que la construction de condos demeure très forte à Montréal et les environs.

CE QUI MONTE REDESCEND

Un vieil adage dit que tout ce qui monte en flèche est appelé à descendre. Et parfois très brusquement, comme ce fut le cas chez nos voisins du Sud. Des milliers de gens ont perdu leur propriété parce qu’ils étaient étouffés par un niveau d’endettement jamais atteint et que le prix des maisons était surévalué. Chez nous, l’économie a du mal à repartir et les prévisions du PIB ont été révisées à la baisse pour 2011. Pourquoi? Parce que nous dépendons largement des Américains dans nos exportations et que leur économie tarde à reprendre son souffle.

Plusieurs me diront que les taux d’intérêt au Canada sont à leur plus bas niveau et que le gouverneur de la Banque du Canada n’envisage pas de les hausser, donc que le temps est propice aux achats. Mais avez-vous songé deux minutes ce qui va se produire lorsque les taux vont recommencer à grimper en raison d’une économie qui reprend ? Des milliers de familles canadiennes ne pourront même pas suffire à respecter les remboursements de leur hypothèque, ne serait-ce qu’une hausse d’un demi %.

Personne ne sait à quel moment cela pourrait se produire, mais je suis d’avis qu’il y a un réel danger qui nous guette. Si j’étais acheteur, j’attendrais. Mais si j’étais vendeur, je passerais à l’action rapidement. C’est ça, la bulle immobilière qui nous guette et le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, le sait très bien. C’est la raison pour laquelle il avait fait adopter, en juin dernier, des mesures restrictives à l’accès du crédit hypothécaire.

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ba - 25 septembre 2019
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