Vendredi, 19 novembre 2010

LA BULLE IMMOBILIÈRE EST À NOS PORTES

En octobre dernier, je vous faisais part d’une possible bulle immobilière qui pourrait éclater au pays, principalement dans cinq villes, dont Montréal.

 

Aujourd’hui, et ce n’est pas n’importe qui, c’est l’un des premiers économistes à avoir prédit l'effondrement du secteur immobilier aux États-Unis qui met en garde les Canadiens. Il s’agit de Dean Baker du Center for Economic and Policy Research (CEPR) qui ne voit pas pourquoi les prix moyens des résidences surévalués d’environ 50 % ne devraient pas connaître le même sort que chez nos voisins du Sud. Certes, Montréal ne vit pas la même situation que Vancouver, mais elle n’est pas à l’abri non plus.

À son avis, les prix devraient chuter de 25 % à 30 % si les taux d’intérêt augmentent d’environ 2 %. Dean Baker presse Ottawa à resserrer davantage ses réglementations. Récipiendaire du prix Revere, Baker avait prédit l’éclatement de la bulle cinq ans avant les événements.En septembre dernier, c’était au tour du Centre canadien de politiques alternatives d’émettre le même avertissement. L’organisme affirmait que Montréal s’approche de la bulle immobilière pour la première fois en 30 ans. De son côté, le financier reconnu Stephen Jarislowky tenait les mêmes propos un peu plus tôt.

Dans ces trois cas, il s’agit d’organismes indépendants. Ils ne sont pas liés à des institutions financières et n’ont pas intérêt à mousser des ventes de propriétés.Posez la même question à des institutions qui travaillent dans le secteur immobilier. Elles sont tous d’accord pour s’entendre sur un point : Montréal ne représente pas de danger, les prix sont inférieurs à ceux du reste du Canada et l’acheteur doit regarder dans une perspective à long terme. Le premier à l’affirmer est Michel Beauséjour, président de la Chambre immobilière du Grand Montréal, en janvier dernier. Il disait que la ville était la moins dispendieuse au Canada.

Tous les agents ont intérêt à tenir le même discours. Autrement, ils cesseront de travailler pour une période indéterminée. Leurs propos ne peuvent pas être objectifs. Ceux des institutions indépendantes, oui. Et ce qui est loin d’être rassurant, c’est qu’en moins de deux mois, deux organismes tiennent le même langage. Celui d’aujourd’hui avec le célèbre Dean Baker a de quoi donner des frissons dans le dos, surtout si vous êtes sur le point d’acheter. Pensez-y deux fois avant de passer à l’action!

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