Mercredi, 22 octobre 2014

COMMANDANT DE BORD SUR UN BOEING 737

Photos: Bernard Gauthier

Le temps était clément, un peu de vent latéral à 9 nœuds et mon premier envol s’est déroulé en douceur depuis l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à Montréal.

 
Il faut dire que tout le mérite revient au chef instructeur, Pierre-Lou Costerg, l’un des trois copropriétaires du premier simulateur de vol au Canada qui m’a aidé à planifier mon plan de vol. Jusqu’ici, tout va bien. Bien que mes premières heures de vol en Cessna remontent aussi loin qu’en 1979, j’étais en territoire connu.

Toutefois, la différence est majeure en embarquant dans le cockpit. L’environnement est, disons-le, impressionnant. Juste de s’asseoir requiert une technique spéciale. Les bancs peuvent se déplacer à la fois latéralement et à reculons. Pour y parvenir, il faut s’agripper à une poignée fixée au-dessus du tableau de bord pour bien ajuster son siège. Une manœuvre importante pour être à l’aise avec les palonniers.


Nous venons d’obtenir l’autorisation de décoller de la piste 06 gauche. Aujourd’hui, ce sera un circuit au-dessus de la Rive-Sud, question de bien se familiariser avec les commandes pour un premier vol. Je me dirige lentement vers la piste de décollage, la voie est libre, et je mets les deux moteurs à fond. Dès que la vitesse de l’appareil atteint l’équivalent de 290 km/h, je tire le manche en me concentrant sur mon indicateur de l’horizon artificiel qui ne doit pas dépasser les 10 degrés de la partie bleue du ciel.


Pendant ce temps, Pierre-Lou s’occupe d’entrer le train d’atterrissage et de mettre l’appareil en mode automatisé. À l’extrémité est de l’Île de Montréal, j’effectue un virage de 30 degrés en direction de la Rive-Sud. Le réalisme de l’aventure est surprenant. À notre droite, on reconnaît le centre-ville de Montréal. Plus loin, un gros cumulonimbus, l’air menaçant, ne nous a finalement pas atteints. Aerosim Experience dispose d’une banque de 27 000 aéroports et villes au-dessus desquels les pilotes peuvent s’entraîner pour leur travail ou par loisir.

La différence notable entre piloter un Cessna 150 ou 172 par rapport à un Boeing 737 ou tout autre gros porteur est le temps de réaction des commandes. Pas étonnant puisque cet aéronef piloté en simulateur représente un poids de 80 000 livres par rapport à 5 000 livres pour un petit appareil. Il faut compter quelques secondes supplémentaires entre le moment d’exécution de la commande et le constat dans les airs.


Nous approchons la piste visible à des kilomètres de distance grâce à ses lumières brillantes alignées des deux côtés. À mon avis, c’est la phase la plus difficile. Du moins pour moi, même en Cessna. Suis-je trop bas ou trop haut par rapport à la piste, ma vitesse est-elle trop lente ou trop rapide? Voilà bien des questions auxquelles il est difficile d’évaluer au début de l’apprentissage.

Heureusement, Pierre-Lou fut présent à tous les instants. Patient, passionné, il a tous les talents nécessaires pour donner confiance aux apprentis pilotes. Vendredi prochain, le 24 octobre, c’est l’ouverture officielle au grand public à Laval. Je vous recommande fortement de cliquer sur le lien Aerosim Experience pour prendre connaissance des forfaits disponibles. La vidéo vous permettra de mieux comprendre comment se déroule un vol en simulateur chez Aerosim Experience.

Bon vol !

AEROSIM EXPERIENCE

BERNARD GAUTHIER

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