Jeudi, 8 avril 2010

LES INFIRMIÈRES COÛTENT CHER!

Des chiffres venant d’être dévoilés donnent la pleine mesure des coûts monstrueux en heures supplémentaires et en primes pour nos infirmières sur l’île de Montréal.

 

Les chiffres qui vont suivre ne concernent que les 72 établissements recensés sur l’île de Montréal, soit les hôpitaux, les établissements de longue durée et les CLSC. Au chapitre du temps supplémentaires on enregistrait, pour l’année 2005-2006, des coûts de 34 M$. Pour la période de 2008-2009, la somme a grimpé à 55 M$! Et ce n’est pas tout. À cela, il faut ajouter des primes diverses correspondant à des temps au calendrier, comme l’été, ou si une ressource est affectée à un département spécifique, comme les soins intensifs.

Là aussi, c’est l’explosion. Par exemple, en 2005-2006, ces primes se chiffraient à hauteur de 27 M$. Elles étaient de l’ordre de 44,7 M$ en 2008-2009. Au final, heures supplémentaires et primes confondues, la note atteignait, en 2008-2009, un peu plus de 100 M$! Et, rappelons-le, pour Montréal seulement. Une hausse de 60 % par rapport à il y a quatre ans. Et sur cette somme, les agences privées ont récolté 90 M$. Inadmissible, lorsqu’on pense que la rare exception est l’Hôpital général juif de Montréal, qui ne fait jamais appel aux agences privées et limite le temps supplémentaire. Un modèle d’organisation dans le genre, qui devrait inspirer le ministère de la Santé. Pour le Centre de formation en administration des soins infirmiers, il est l’heure de donner un sérieux coup de barre pour éliminer cette gestion chaotique des fonds publics.

Cet article est classé sous :Infirmière Hopitaux Ministère de la Santé
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