Mardi, 20 septembre 2016

ADAMS JONES UN PAS DE JUGEMENT

Je suis tombé en bas de ma chaise en prenant connaissance des propos et commentaires du joueur étoile des Orioles de Baltimore, Adam Jones, concernant les joueurs de couleur dans le baseball majeur.

 

Jones a déclaré et je cite: « Les gens de couleur se font ridiculiser lorsqu’ils se lèvent et décident de parler haut et fort», faisant ainsi allusion bien sûr à Colin Kaepernick des 49rs de San Francisco dans la NFL, qui a décidé de ne pas se lever lors des interprétations des hymnes nationaux. Chose certaine, sur le terrain, les Noirs sont bien représentés, les meilleurs joueurs sont pratiquement tous des joueurs de couleur. C’est dans le conseil d’administration des équipes qu’il n'y en a pas.



Et pourtant certains joueurs ont fait suffisamment d’argent pour investir dans une équipe. Qu’attendent-ils?

C’est la même chose au football, d’ailleurs. Les Red Sox de Boston notamment devraient offrir un poste à Papi, David Ortiz, dans l’organisation. Adam Jones a droit de revendiquer ce qu’il veut, mais il n’a pas choisi le bon moment. Il vient de mettre une pression supplémentaire sur son équipe, les Orioles de Baltimore, qui luttent pour une place dans les séries. Faut-il en déduire que le jugement est en option chez Adam Jones?


 
RUSSELL MARTIN LE « CLEAN UP MAN »
 
Ce n’est pas le fruit du hasard si le québécois Russell Martin est quatrième plus souvent qu’autrement dans l’ordre des frappeurs chez les Blue Jays, avec des coureurs sur les sentiers. Russell frappe pour 364 dans pareilles circonstances. Il est le frappeur le plus productif chez les Jays depuis un mois. À ce rythme, il va finir la saison avec sa meilleure saison en carrière au chapitre des circuits, et des points produits. Et faut-il le rappeler, il a largement contribué au retour des Blue Jays en série d’après saison l’an dernier. Il est le meneur dans le vestiaire des Blue Jays avec Troy Tulowitzki (Tulo). Il s’est même permis de faire des remontrances à Jose Bautista l’autre soir dans un match à Tampa Bay, après que ce dernier eut omis de courir après s’être élancé sur une troisième prise alors que le receveur venait d’échapper la balle. Tout un compétiteur notre Russell. En passant, un de ses bands favoris est «The tragically hip», il se présente au bâton à chaque match à Toronto au son de la musique de ce groupe.
 
PAS CRÉDIBLE LE WEB...
 
J’en ai ras le bol d’entendre ou de lire certains journalistes ou commentateurs sportifs qui prétendent qu’il faut prendre avec un grain de sel ce qui se dit sur le Web, et que Facebook est la poubelle de la société. Cela dépend de l’usage que l’on en fait. Comme s’il n’y avait que les Tremblay, Pedneault, Lavoie et cie, qui étaient au parfum. Je m’excuse, mais ils font aussi fausse route parfois. Pensez-vous que mon éminent confrère Michel Girouard n’est pas crédible parce qu’il signe des textes sur LaMetropole.com?Michel écrit aussi dans Allo Vedettes. Il est aussi celui qui va chercher les plus grosses cotes d’écoute à Denis Lévesque. C’est la crédibilité du journaliste qui prime, peu importe le média, s’il endosse une nouvelle c’est crédible.



PKP a utilisé Facebook à bon escient. Plusieurs athlètes annoncent en primeur sur Twitter certaines informations, pour ne pas être mal cités, faut croire. C’est sur LaMetropole.com que l’on a annoncé avant tout le monde que le départ de PK Subban était éminent. Ce n’était pas gratuit. J’avais eu une information privilégiée à cet effet venant du vestiaire. Et lorsque j’endosse une nouvelle, c’est quarante ans de carrière que je mets sur la table. Nous avons tous dans le métier un réseau de contacts. À l’époque, je demeurais avec l’ex-joueur des Expos, Mark Grudzielanek, j’en savais beaucoup sur l’équipe, mais j’avais promis de garder le silence. Je savais qu’il y avait un profond malaise entre Felipe Alou et les Américains. Mais pour rien au monde, même pour un job au JDM, j’aurais trahi mon chum Grudzielanek.

Au fil des ans, j’ai aussi côtoyé des boxeurs, des joueurs de la LNH, des joueurs des Alouettes, j’ai même travaillé avec André Roy. Je connais les journalistes les plus influents. Et je sais aussi que les athlètes ne vont pas nécessairement se confier à des gros noms du métier pour faire passer leurs messages. Ils craignent même certains d’entre eux. J’ai vu de mes yeux des joueurs des Alouettes le nez dans la farine, lors d’un party bien arrosé. Encore là, je me suis fermé la trappe. Cette nouvelle aurait assurément fait la page frontispice du JDM. J’ai connu Ribeiro, Brisebois, Larouche et plusieurs autres, bien avant qu’ils fassent leur entrée dans la LNH. J’ai aussi été dans l’entourage de l’Armada dans la LHJMQ pendant trois ans. Et j’entretiens toujours des contacts avec certains par les médias sociaux, ou encore tout simplement par téléphone.



Mais il y a aussi «les nez bruns» qui vont suivre à la lettre les consignes de certaines équipes. Je me souviens, je peut en parler librement aujourd’hui, que Mark Grudzielanek m’avait confié qu’un commentateur sportif avait déjà recommandé à Henry Rodriguez (Oh Henry) vous vous souvenez, de demeurer chez lui pour une promotion, que sa présence était suffisante. En guise de conclusion, comme dirait l’autre: «C’est souvent dans les petits pots, les meilleurs onguents».
 
PAS PERTINENT LES ENTREVUES LE LONG DES BANDES

Depuis plusieurs années, les réseaux de télévision ont quasi le nez dans le support athlétique des joueurs (jackstrap). Et pourtant, nous n’en savons pas plus. Les questions sont souvent stupides, dénuées d’intérêt. Toujours la même rengaine, faudrait peut-être trouver une autre formule. Comme si entre deux élans sur la patinoire, le joueur va y aller de la déclaration de l’année qui fera la page frontispice des quotidiens le lendemain, svp. À quel genre de match faut-il s’attendre ce soir? À répétition match après match, pour le moins redondant. Une autre question savante à un joueur du Québec évoluant pour une équipe de l’extérieur. Qu’est-ce que tu ressens à l’idée de jouer au Centre Bell devant parents et amis? À proscrire svp. La prochaine étape sera des entrevues dans les douches, tant qu’à y être… Cela me donne la nausée et pas juste à moi.


 
À lire la semaine prochaine, des jeunes hockeyeurs qui sont victimes d’injustice dans le hockey mineur. Encore là, as-tu des contacts dans l’association? Ton jeune est moins talentueux que les autres, il va tout de même monter d’un cran, si son père est dans l’association du hockey mineur.
ok