Vendredi, 22 juillet 2016

LES LÉGENDES OUBLIÉES...

Mon regretté père était indigné, voire sidéré, en voyant que le stade Delorimier, berceau de son enfance, était devenu une polyvalente. Il me semble que nous aurions eu avantage à trouver un autre endroit pour y construire une polyvalente.

 
Une plaque commémorative fait foi des grands exploits de Jackie Robinson, premier noir dans l’histoire du baseball majeur. Une plaque aussi rue Henri-Julien, dans le quartier Villeray, sur la maison qu’habitait Jackie Robinson lors de son passage à Montréal. Chaque année, le baseball majeur souligne la contribution de Jackie Robinson à une date précise, alors que chaque joueur arbore le numéro 46 sur l’épaule. Mais ici, pour ainsi dire, des miettes ou presque. C’est pourtant ici que tout a commencé. Pourquoi ne pas rebaptiser la station de métro Pie IX qui mène au stade Olympique, station Jackie Robinson? C’est vrai, la gauche-gauche pourrait s’enflammer...



À Ahuntsic, on songe a rebaptiser le parc Stanley pour le parc Maurice Richard, mais le dossier traîne en longueur. Pas une seule rue dans le quartier ne porte le nom de Maurice Richard. Il y a cependant, fort heureusement, un commercant rue Fleury, le restaurant La Molisana, qui a eu la brillante idée d’honorer la mémoire du Rocket avec une superbe peinture sur un mur de l’édifice. Heureusement, il y a le privé pour nous rappeler la contribution des grands bâtisseurs de chez nous.



Le Canadien de Montréal, lui, a honoré ses bâtisseurs, il n’a pas attendu après les différents paliers de gouvernement. Il y a un amphithéâtre qui porte le nom de Maurice Richard dans l’est de la ville, mais ce n’est pas un endroit très achalandé. Une station de métro aurait été plus symbolique, et le nom serait demeuré dans nos mémoire collectives. Un trophée dans la LNH est remis annuellement au meilleur compteur, encore une fois c’est en grande partie à cause de l’implication du privé, et du journaliste Tom Lapointe. D’ailleurs, lui aussi aurait mérité une place au temple de la renommée du hockey, ne serait-ce que pour cela.



On a honoré la mémoire du regretté Gary Carter en nommant un tout petit bout de rue en son nom près du stade Jarry, rebaptisé à plusieurs reprises depuis. Pour moi, le stade Jarry, Uniprix, c’est le stade Gary Carter. Je sais, il y a déjà un stade qui porte déjà le nom de Gary Carter près du métro Henri-Bourassa dans le quartier Ahuntsic, mais la plaque est tellement petite que s’en est gênant. On souligne sur le bout des lèvres l’apport d’un grand joueur de baseball et d'un ambassadeur hors pair pour le baseball au Québec. Mais bravo tout de même à un autre journaliste-commentateur sportif, Rodger Brulotte, qui s’est impliqué dans ce dossier. C’est tout à son honneur.



Le maire Coderre fait de beaux efforts pour commémorer la mémoire des bâtisseurs dans le monde du sport au Québec, mais il rencontre plein d’embûches sur son chemin. Maudite bureaucratie. Jean Drapeau était perçu par certains comme un dictateur, mais il était plutôt un bâtisseur, et un grand bâtisseur. Mais lui, il avait la voie libre. La devise du Québec c’est «Je me souviens»... mais de quoi au juste…



LE BASEBALL JUNIOR ÉLITE LAISSÉ POUR COMPTE


Depuis plusieurs semaines, j’assiste aux matchs des Orioles d’Ahuntsic, dans la ligue de baseball Élite du Québec. Rodger Brulotte est le président de cette ligue. C’est de l’excellent baseball, et il n’y a jamais eu autant de Québécois dans le réseau des clubs écoles du baseball majeur. Et pourtant, le baseball Élite a droit à une couverture de presse très décevante. Le Journal local, le Courrier d’Ahuntsic, dont c’est la mission de promouvoir le talent local, ne parle pratiquement jamais des Orioles d’Ahuntsic.

 
Le journaliste Amine Esseghir n’a pas probablement aucune idée que le baseball est dans nos murs depuis les années quarante. Il faudrait peut-être lui donner un cours 101 sur le baseball. Et Rodger Brulotte ne semble pas avoir suffisamment d’influence au JDM, pour que le baseball Élite ait droit à une couverture médiatique respectable. Nul n’est prophète dans son pays…



LES BLUE JAYS: L’HEURE DES CHOIX


La date butoir approche à grand pas dans le baseball majeur, plusieurs équipes vont transiger pour espérer mettre la main sur le joueur qui fera toute la différence en bout de ligne. L’an dernier, dans le dernier droit, les Blue Jays ont eu la main heureuse en faisant l’acquisition du lanceur David Price, qui a fait une différence. Cette année, les Blue Jays sont bien positionnés encore une fois, à un seul match des Orioles de Baltimore et du premier rang, au moment de mettre sous presse. Les Blue Jays n’auront pas le choix de sacrifier un gros nom en prévision de la prochaine saison.



Josh Donaldson est sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2017, mais Encarnacion et Bautista seront agents libre. Les Blue Jays doivent transiger pour sauver la mise, et il y a le plafond salarial. Je pense que c’est Bautista qui sera échangé, les Blue Jays gagnent sans Bautista alors... et Bautista a toute une valeur marchande. Au lieu de le perdre, et de ne rien obtenir en retour, les Blue Jays pourraient obtenir d’excellents prospects en retour.



Mais contrairement à ce que laisse croire Rodger Brulotte dans l’édition du 20 juillet du JDM, je doute fort que les Blue Jays laissent partir Encarnacion et Bautista, il y aurait une émeute à Toronto. Les Blue Jays, qui ont la meilleure moyenne d’assistance dans la ligue américaine avec plus de 39 000 spectateurs en moyenne par match, et ils ont les moyens de s’offrir une équipe compétitive à chaque année.



ENFIN UNE ÉQUIPE À L’IMAGE DE THERRIEN
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