Lundi, 18 avril 2016

POST MORTEM DU CANADIEN

Une équipe sans saveur, ni odeur, du bureau au vestiaire…

 
Ce n’est pas normal qu’une équipe s’effondre après la perte d’un seul joueur, aussi bon soit-il. Il y a un malaise profond au sein du Canadien. Michel Therrien est méconnaissable derrière le banc, aussi triste qu’une journée de pluie en novembre. Ce n’est pas le Michel Therrien que j’ai connu. On raconte que P.K. Subban ne fait pas l’unanimité dans le vestiaire, le capitaine Pacioretty qui ne se défile pas à défaut d’être un leader, laisse croire que ce n’est pas le cas. Il n’y a pas moyen d’avoir l’heure juste, rien de nouveau sous le soleil avec le Canadien.

C’était cela du temps de Michèle Lapointe, de Bernard Brisset, soudainement devenu beaucoup plus loquace depuis qu’il est de l’autre côté de la clôture, et encore plus vrai avec Donald Beauchamp. C’est un freak contrôle de l’information. Il y a une culture malsaine d’installée chez le Canadien depuis déjà trop longtemps à l’égard des journalistes. Une blessure à un joueur devient un secret d’État. Tout est démesuré. P.K. Subban amène de la couleur dans les deux sens, on lui a en partie fermé le clapet. Comme le mentionnait mon éminent confrère Tom Lapointe, c’eut été un stunt publicitaire extraordinaire de nommer P.K. Subban capitaine, mais le Canadien est trop conservateur. Le seul autre joueur qui apporte un peu de couleur au Canadien, c’est Brendan Gallagher.



Depuis toujours, c’est l’image de la Sainte Flanelle qui prime de préférence à la Coupe Stanley. Les joueurs de caractère ne font pas de longue carrière chez le Canadien. Il y en a eu dans le passé, mais il y en a de moins en moins. Pas étonnant que le tricolore n’ait pas gagné de Coupe Stanley depuis 23 ans. On ne va pas à la guerre avec des tire-pois. En conférence de presse, Bergevin a voulu se faire rassurant pour l’avenir de l’équipe, mais les partisans et les journalistes ne sont pas dupes. Il faudra un électrochoc pour relancer cette équipe, une méga transaction. Chose certaine, Bergevin est mal entouré, et Therrien aussi. Le pape des journalistes sportifs, Réjean Tremblay, est tombé à bras raccourcis sur Michel Therrien, l’accusant d’être intransigeant avec les médias.

Therrien peut dormir tranquille, il a son job pour l’an prochain, et dans le pire des cas, advenant un très mauvais début de saison et un congédiement, TVA Sports et RDS vont se mettre à plat ventre devant lui pour lui offrir un job, c’est la triste réalité. Et c’est peut-être à ce moment-là qu’il dira toute la vérité, que la vérité sur P.K. Subban et sur cette saison de merde. L’argent ne change pas le monde, sauf que...

POUR MOI LE BASEBALL À LA TÉLÉ, C’EST SUR SPORTSNET

Le baseball est un sport plutôt lent, rien à voir avec le hockey. Il faut donc des descripteurs vivants et dynamique, et aussi du bruit ambiant pour rendre le spectacle plus divertissant. Je comprends que ce soit pour des raisons économiques que les commentateurs sont dans les studios plus souvent qu’autrement (RDS: Le réseau dans le studio), mais ce n’est rien pour captiver l’auditoire. Ce n’est rien de personnel contre Jacques Doucet, Rodger Brulotte, Marc Griffin, et cie. Mais c’est ennuyant en maudit d’écouter le baseball en français, d’un ennui mortel. C’est une toute autre histoire sur Sportsnet avec les Buck Martinez, Pat Tabler, Jaime Campbell et le très coloré Gregg Zaun, le Don Cherry du baseball, mais en plus crédible. D’ailleurs, Gregg Zaun a souri lorsque je lui ai parlé de cette comparaison, lors de notre rencontre au Stade olympique.



J’ai bien aimé cependant les interventions du grand Derek Aucoin lors de la présentation des matchs hors concours entre les Blue Jays et les Red Sox de Boston. Aucoin ferait assurément un excellent analyste. C’est vivant un match de baseball à Sportsnet, on vous tient dans le match avec des commentaires pertinents sur les joueurs, des statistiques, il n’y a pas de commentaires gratuits. Vous êtes dans le match à coup sûr. À Sportsnet, le baseball c’est une passion, la game avant tout.

DAVID PRICE MANQUE DÉJÀ AUX BLUE JAYS

Il n’y a pas dix matchs de joués dans la saison, mais déjà on peut affirmer que David Price manque beaucoup aux Blue Jays. Pour la première fois depuis 2002, les Blue Jays ont subit quatre défaites consécutives dans la première semaine de la saison régulière. C’est un signe avant-coureur qui laisse sous-entendre qu’une équipe doit avoir non pas un, mais deux lanceurs numéro UN pour aspirer aux grands honneurs. Les Blue Jays peuvent compter sur deux jeunes lanceurs prometteurs, notamment en Stroman et Sanchez, Estrada, gagnant de 13 matchs l’an dernier, est fiable, Happ est un bon lanceur mais pas un gagnant du Cy Young, R.A. Dickey est au bout du rouleau. Stroman et Sanchez n’ont pas encore l’expérience d’un David Price. Le genre de lanceur qui vaut son pesant d’or, capable de relancer une équipe après une série de défaites.



De tous les temps, les équipes championnes pouvaient compter deux solides lanceurs partants. Souvenez-vous des Dodgers avec Drysdale et Koufax, des Cards avec Gibson et Carlton, des Mets avec Tom Seaver et Jerry Koosman, des Diamonds Back avec Randy Johnson et Curt Schilling, des Tigers de Détroit avec Denny Mclain et Mickey Lolich, des Braves avec Tom Glavine et Greg Maddux, etc., la liste est longue. Les Blue Jays ont assurément la meilleure attaque de l’américaine, et possiblement du baseball majeur, ils peuvent s’offrir le luxe de laisser partir un gros frappeur pour faire l’acquisition d’un autre David Price. L’an dernier, Alex Anthopoulos a sauvé la mise en faisant l’acquisition de David Price. Shapiro aura-t-il autant de vision...

LES CAPITALS DE WASHINGTON: UN VENT DE FRAÎCHEUR

Il y a eu plusieurs dynasties au hockey, et d’autres qui pointent à l’horizon, le Canadien bien sûr, les Oilers d’Edmonton, les Islanders, les Red Wings de Détroit, et plus récemment les Kings de Los Angeles et les Blackhawks de Chicago, qui ont pris un certain contrôle sur le bol d’argent. Les Kings et les Hawks seront de nouveau dans la course, et une fois de plus de sérieux aspirants à la Coupe Stanley. Il serait rafraîchissant cependant de retrouver d’autres équipes en finale de la Coupe Stanley.



Une finale entre les Capitals de Washington et les Mighty Ducks D’Anaheim, ou mieux encore entre les Capitals de Washington et les Predators de Nashville, de mon ami Mike Ribeiro. Deux équipes qui n’ont jamais gagné la Coupe Stanley. Ce serait bénéfique pour la LNH. Chose certaine, les partisans du Canadien devront patienter encore pendant plusieurs années avant de revoir la Coupe Stanley rue Ste-Catherine. On peut toujours… louer le précieux trophée à la LNH, pour les fêtes entourant le 375e de Montréal.

MONTRÉAL A LA FIÈVRE DU BASEBALL
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