Jeudi, 19 février 2015

RON FOURNIER LE GOUROU DES SPORTS

Depuis plus de deux décennies, il anime l’émission « Bonsoir les sportifs ». Ron Fournier est en quelque sorte le doc Mailloux des sportifs.

 
Ils ne sont pas légion, ceux qui ont tenu le fort pendant aussi longtemps dans la jungle sportive au Québec. Il n’y a pas de zone grise avec Ron Fournier. Certaines personnes considérent qu’il beurre épais, mais personnellement, je le trouve très divertissant. Ron donne un show! Il peut choquer parfois, comme lorsqu’il a dit récemment sur les ondes: «  Mario Lemieux est un grand fraîchier » , parce que Lemieux avait refusé de lui donner une entrevue lors des funérailles de Jean Béliveau.



Force est d’admettre que lorsque vous êtes une personnalité publique et que vous prenez part à un événement comme celui-là, vous devez vous attendre à répondre aux questions des journalistes. Il me semble que c’est un naturel. Ron sort des sentiers battus, il peut même chanter à l’occasion Pacioretty, Pacioretty…, il a beaucoup d’imagination. Et surtout, il respecte les auditeurs. Une chose est certaine, mon oncle Ron ne laisse personne indifférent. Il n’est pas sans saveur ni odeur. La raison pour laquelle il a toujours la "cote" d’écoute, d’ailleurs.

UN JOUEUR DES EXPOS DANS MON QUARTIER


Plus jeune, je rêvais d’établir un lien d’amitié avec un joueur de baseball professionnel, parce que le baseball chez nous est une religion, au même titre que le hockey. Je suis un des rares journalistes ou commentateurs sportifs qui ait eu la chance de cohabiter avec un joueur des Expos. Mon coloc fut celui qui allait devenir le meilleur frappeur de doubles dans l’histoire des Expos, Mark Grudzielanek. Nous nous sommes rencontrés à la fin des années 90, alors que Mark était dans le AA, le club école des Expos. C’est Dereck Aucoin, qui était aussi à l’époque dans l’organisation des Expos, qui m’a présenté Grudzie lors d’un événement promotionnel à Montréal-Nord.



L’année suivante, Mark faisait le grand club. Les joueurs recrues demeuraient au centre ville à l’époque;Grudzie voulait vivre une vie de quartier. Il est venu me rejoindre dans le quartier Ahuntsic, à Montréal. J’ai vécu des moments mémorables avec l’ex-numéro 4 des Expos. Je me souviens que Grudzie traversait une période difficile à un moment donné, il était comme 0 en 14. Il voulait faire quelque chose de différent pour secouer sa torpeur. Je l’ai invité à venir manger de la fondue dans un resto de la rue Lajeunesse.

SUPERSTITIEUX, LES ATHLÈTES PROFESSIONNELS?

Par la suite, il s’est mis à frapper avec la régularité d’une horloge suisse. Ce resto est rapidement devenu un endroit de prédilection pour lui. Perstitieux?, Mark aura connu une très belle carrière dans le baseball majeur, notamment avec les Dodgers de Los Angeles. Aujourd’hui, Mark profite pleinement de sa retraite à Millwakee. Tout comme plusieurs ex-joueurs des Expos, il conservera toujours un précieux souvenir de son séjour à Montréal, qui a été une rampe de lancement pour lui.



LES MATCHS DES BLUE JAYS CONTRE LES REDS

SERONT DISPUTÉS À GICHETS FERMÉS
AU STADE OLYMPIQUE

Les deux matchs hors concours des Blue Jays de Toronto, contre les Reds de Cincinnati, au Stade olympique les 3 et 4 avril prochains, seront disputés à guichets fermés. C’est donc dire qu’une fois de plus les Blue Jays feront salle comble, au-delà de 100 000 spectateurs pour les deux matchs. À plus long terme, et dans l’éventualité que les Expos reviennent à Montréal, l’équipe pourrait-elle attirer plus de 25 000 spectateurs par match? Je pense que OUI, si l’équipe garde ses meilleurs joueurs, et s’il n’y a pas de vente de feu.



Et très important, il faut une équipe gagnante sur le terrain, une condition sine qua non. Il n’était pas rare, dans les années 80, que les Expos attiraient plus de 100 000 partisans pour une série de trois matchs contre les Philllies de Philaldelphie, les Mets de New York ou les Pirates à l’époque des Willie Stargell, Manny Sanguillen, et cie. Les Expos étaient alors toujours dans le haut du classement. Il y a encore de l’espoir pour les amateurs de baseball au Québec, surtout qu’un nouveau commissaire fait son entrée. Montréal une ville événementielle, ou une ville d’équipes gagnantes? L’avenir le dira...

DANICK MARTEL, UN JOUEUR ÉTIQUETÉ LNH

Il y a des choses qui sont difficiles à expliquer au hockey comme dans la vie, comme le fait que Danick Martel, le 62 de l’Armada de Blainville-Boisbriand, ne soit pas encore repêché par une équipe de la LNH. Au moment de mettre sous presse, il était au deuxième rang des compteurs dans la LHJMQ, il a également connu toute une saison l’an dernier. Il est un travailleur infatigable, qui ne recule devant rien. Et ce qui ne gâte rien, il a une conduite irréprochable à l’extérieur de la patinoire.



J’ai eu la chance de le voir à l’oeuvre à ses débuts dans la LHJMQ, et il est assurément dans une classe à part. Il a du coeur à l’ouvrage. Une source d’inspiration pour son équipe. Martel a été un joueur invité au camp d’entrainement de l’Armada. Ce ne sont pas nécessairement des joueurs sélectionnés en première ronde qui connaissent de belles carrières. À titre d’exemple, Patrick Roy ne fut pas sélectionné en première ronde et quelle carrière il a connue. 



Alexandre Daigle fut un choix de première ronde et quel flop. Luc Robitaille fut un 171e choix au repêchage et pourtant...

Au Québec, ils sont légion les connaisseurs en matière de hockey, pas besoin d’être un dépisteur pour savoir qu’un joueur est étiqueté LNH. Et Martel est étiqueté LNH, un Gallagher en puissance. Il est à espérer qu’un dépisteur va ouvrir les yeux quelque part, et aura une certaine vision.

LES OPINIONS EXPRIMÉES SONT CELLES DE L’AUTEUR ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CELLES DU PORTAIL DU GRAND MONTRÉAL
LAMETROPOLE.COM

L’AUTOPSIE DE LA SÉRIE LANCE ET COMPTE
ok