Mercredi, 25 mai 2016

UN VOL AU-DESSUS D’UN NID D’OISEAU

Vivement le retour de Larry Smith!

Depuis le départ de Larry Smith, les Alouettes volent bas, très bas. Les Alouettes n’affichent plus salle comble, et ils ne performent plus sur le terrain avec autant de régularité que par le passé.

 
L’an dernier, ce fut une saison de misère pour nos Alouettes (6-12), une des pires saisons dans la dernière décennie pour nos oiseaux. Et voilà, comme si ce n’était pas suffisant, on apprend qu’il y a un certain malaise au sein de l’équipe. Selon un journaliste du JDM, la direction des Alouettes a demandé à une douzaine de ses joueurs d’accepter une diminution de la salaire. Trois joueurs ont le gros du budget: Duron Carter, Kenny Stafford et S.J. Green, trois receveurs étoiles.

À eux trois, ils empocheraient près d’un million de l’enveloppe salariale de l’équipe, qui est de 5,1 millions pour la prochaine saison. Les Alouettes se trouveraient même dans une situation financière précaire. L’équipe est la propriété d’un américain, Robert Wenthall. L’homme orchestre chez les Alouettes, Jim Popp, déclare que c’est faux de prétendre qu’il a demandé à certains joueurs d’accepter une diminution de salaire. « Ce qu’on demande aux joueurs est de restructurer leur contrat », a-t-il déclaré à mots couverts. Le salaire minimum dans la Ligue canadienne de football est de 52 000$.



Chose certaine, les Alouettes sont dans des eaux troubles en prévision de la prochaine saison. Le camp d’entraînement débute en juin. Les Alouettes doivent gagner, et maintenant. La survie de l’équipe passe, selon moi, par un nouveau propriétaire, un homme d’affaire québécois de préférence. Vivement le retour de Larry Smith!

PK SUBBAN GAGNE DEUX FOIS PLUS QUE LES ALOUETTES

À lui seul, le défenseur étoile du Canadien, PK Subban, va gagner quasi deux fois plus que toute l’équipe des Alouettes la saison prochaine. Ce n’est pas le même sport et pas le même marché, j’en conviens, mais ce n’est pas logique, tout de même. Les Alouettes disputent 18 matchs en saison régulière, le Canadien 82 matchs. Cependant, il y a plus de joueurs québécois dans la Ligue canadienne de football que dans la Ligue nationale de hockey. Alors si on veut qu’il en soit toujours ainsi, il faudrait payer les joueurs québécois et canadiens davantage. Et non pas donner le gros du budget à des joueurs américains.



Chaque équipe dans la LCF doit avoir un certain ratio de joueurs canadiens, c’est un règlement de la ligue. Ce n’est pas logique que les vedettes dans la LCF, les joueurs les mieux payés soient des américains. Le Québec est devenu, au fil des ans, une pépinière d’excellents joueurs de football universitaire. Le Rouge et Or de l’université Laval à Québec, les Carabins de l’Université de Montréal. Il faut donc prioriser le talent d’ici. À tout le moins, les deux joueurs vedettes du Canadien les mieux payés sont des canadiens, PK Subban et Carey Price.

LE DÉFI DES ÉQUIPES DE SPORT: FAIRE DE CHAQUE MATCH UN ÉVÉNEMENT

Plusieurs équipes devront ajuster le tir au Québec, et ne pas prendre le public pour acquis. J’ai eu la chance d’assister à des matchs de baseball au Nationals Park de Washington, et je suis en mesure de confirmer que chaque match est un événement, à tout le moins dans la capitale nationale. Des jeux d’habileté à l’extérieur, le BBQ, des kiosques pour les collectionneurs, etc. Bref, il y a de l’ambiance. Ce n’est pas nécessairement le cas pour les matchs du Canadien au Centre Bell, hormis durant les séries d’après-saison, et pour ceux des Alouettes pourtant au pied du mont Royal. 



Roger D. Landry, lors de bonnes années des Expos, avait compris cela, lui. De faire de chaque match un événement, dans la mesure du possible. Aujourd’hui, ça manque d’imagination. L’Armada de Blainville-Boisbriand, dans la LHJMQ, a fait une entrée intéressante dans les Basses-Laurentides en 2011-2012. C’était tout nouveau, tout beau. Mais depuis, c’est le calme plat. Même si le spectacle est intéressant sur la patinoire, c’est toujours le même scénario match après match. Plusieurs commanditaires n’ont pas renouvelé leur entente, L’Armada a pris pour acquis ses partisans. Les assistances ont diminué. Bref, L’Armada devra faire preuve d’imagination et en faire davantage pour séduire les commanditaires et les partisans.



UNE NOUVELLE DYNAMIQUE S’INSTALLE CHEZ LES MONTAGNARDS DE STE-AGATHE


Les Montagnards de Ste-Agathe, de la ligue de hockey Junior du Québec (Junior AAA), auront une nouvelle administration la saison prochaine. L’entrée en scène du Suisse Stéphane Python laisse entrevoir de belles choses pour cette formation des Laurentides. Entraîneur professionnel en Suisse, Python s’amène à Ste-Agathe comme entraîneur, directeur-gérant, et copropriétaire de l’équipe. Un homme d’affaire de Lasarre, en Abitibi, Léandre Gilbert, a fait confiance à Stéphane Python et décidé d’investir dans cette équipe. Le tandem veut conquérir non seulement la région immédiate de Ste-Agathe, mais aussi les régions de Prévost et de Tremblant.


Pascal Gréco (à gauche) est heureux de passer le témoin à des passionnés de hockey - dont le coach professionnel suisse Stéphane Python (à droite) - qui tiennent à garder les Montagnards à Sainte-Agathe où leur contrat de résidence expire au terme de la prochaine saison. ©Photo TC Media - René-Pierre Beaudry (Source photo: linformationdunordsainteagathe.ca)

L’an dernier, les Montagnards ont eu le dessus sur les Panthères de St-Jérôme. Les deux équipes des Laurentides se livrent une belle bataille pour conquérir les Laurentides. La rivalité va monter encore d’un cran avec l’arrivée de Stéphane Python, ça promet!

HISTOIRES DE COUPE STANLEY…
ok