Vendredi, 22 avril 2011

LES FEMMES QUI AGRESSENT LES HOMMES

par

Les hommes victimes de violence conjugale sont pas mal plus nombreux qu’on ne le croit. Ce n’est pas un mythe. C’est un sujet qu’on n’ose pas trop évoquer chez les hommes, par crainte d’être ridiculisés.

 

Heureusement, l’affaire Damphousse vient donner un coup de pouce à ceux qui ont des histoires à raconter. La société va peut-être croire un peu plus les victimes mâles.  Par chance, ce ne sont pas toutes les femmes qui sont vicieuses et méchantes. Celles qui le sont et qui se reconnaissent savent que le système judiciaire a déjà un préjugé favorable à leur endroit. Pas les hommes. Heureusement, les choses changent peu à peu, ce qui était loin d’être le cas dans les années 70.

À cette époque, j’étais au secondaire et j’habitais un logement dans le secteur Mile End. Nos voisins étaient en apparence une famille aux bonnes mœurs. Mais le soir venu, lorsque la dame revenait à son domicile, nous entendions tout. Elle criait des bêtises à son mari, les sacres fusaient de partout et la violence physique faisait partie du quotidien par le bruit que nous entendions avec frayeur. Comme à l’habitude, le père s’en allait griller une cigarette sur la marche avant de son escalier, en pleurant et en gémissant comme un bébé. Cela faisait réellement pitié.

Sa femme, dès qu’elle sortait, n’en faisait pas de cas. Elle partait jouer au bingo, le sourire aux lèvres. Vous imaginez-vous un seul instant comment les services policiers auraient accueilli ce pauvre homme si celui-ci avait voulu porter plainte? C’était impensable à cette époque. Quelques mois plus tard, nous avons appris que la dame a essayé de l’étouffer dans son sommeil. Le lendemain soir, le père a tenté de s’enlever la vie en se coupant la veine principale au poignet. Je le sais, parce que c’est moi-même qui est allé le reconduire à l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Montréal.

Vous voulez connaître une autre histoire? Une dame, locataire d’un appartement dans mon triplex, n’avait jamais apprécié celle qui fut devenue la mère de mes enfants. Elle a tout fait pour provoquer le divorce, jusqu’au point de m’accuser d’agressions sexuelles envers sa fille. C’était méchant et gratuit. De la violence psychologique à l’état pur. Heureusement, j’avais un plombier comme témoin lorsque les prétendus événements seraient survenus. Et même que la police, présente sur les lieux parce que la dame refusait que je fasse des travaux de plomberie à sa propre demande et à celle de la Ville de Montréal, a confirmé à l’enquêteur que la supposée victime n’avait rien signalé de particulier.

C’était sa parole contre la mienne, comme me l’avait expliqué l’enquêteur. Et avec trois témoins qui corroboraient que rien ne s’était passé pendant les travaux, le dossier a été fermé. Mais vous imaginez-vous le stress que cela m’avait engendré? Je partais le lendemain travailler à Radio-Canada, en Gaspésie, et je voulais quitter Montréal la tête en paix. Heureusement, l’affaire s’est bien dénouée. Quelques heures avant mon départ, l’enquêteur s’est présenté à mon domicile et m’a dit d’oublier cette histoire, que je pouvais partir la tête haute. Il avait vérifié les témoignages auprès des deux policiers et du plombier et tout concordait. Si j’avais eu l’argent nécessaire, j’aurais poursuivi cette dame en justice sur-le-champ. Ce qu’elle a fait est impardonnable et des plus bas. Croyez-moi, on n’oublie jamais ce genre d’événement.

À tous les hommes victimes de violence physique ou psychologique, prenez le taureau par les cornes et n’ayez pas peur de dénoncer.

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