Vendredi, 2 décembre 2016

LA MARIJUANA RÉCRÉATIVE

Les sports extrêmes ne sont plus suffisants. Pour permettre à une clientèle particulière d’aller plus loin, le gouvernement canadien a amorcé le processus de légalisation de l’usage de la marijuana à des fins récréatives.

 

Alors qu’auparavant, il était possible de consommer de la marijuana seulement pour combattre le mal, soit à des fins thérapeutiques, son utilisation ne sera plus associée au mal, mais plutôt à la récréation. Plus besoin d’être malade pour avoir le loisir de consommer du pot. Quoique plusieurs artistes avouent en avoir fait usage pour trouver l’inspiration, des études médicales contiennent maintes références à des problèmes de santé potentiels qui pourraient décupler à cause de la légalisation.




On va même jusqu’à mentionner les risques de maladies mentales découlant de l’abus de ce type de produits. Il serait donc faux d’affirmer pas d’problème ou pot’problème. Les risques sont connus et documentés.

Cependant, les défenseurs de l’usage du cannabis insistent sur le besoin de prévention plutôt que sur la répression. Mais comment convaincre les jeunes de ne pas abuser, ou même d’essayer ce type de produit alors qu’année après année, toutes les campagnes publicitaires visant la même clientèle ne les convainquent pas des risques liés à la conduite en état d’ébriété?



Parlant de sécurité routière, à ce que nous constatons régulièrement sur la route, la publicité sur les réseaux sociaux et traditionnels n’a pas non plus persuadé les gens des risques liés au texto au volant. Et il semble que leur façon d’écrire de façon abrégée ne peut pas être associée à la consommation de matières illicites. Pourquoi devrait-on croire que les publicitaires auraient plus de succès dans des campagnes visant à prévenir les utilisateurs potentiels des risques rattachés à la consommation de marijuana?



Les promoteurs de la prévention feraient-ils preuve de naïveté? On sait qu’au Colorado, dans l’année suivant la légalisation de la marijuana, la mortalité liée à la conduite sous influence a augmenté de 32 %. En prétextant que la légalisation permettra d’assurer la qualité du produit et réduira les risques de produits hautement nocifs, on oublie que les plus jeunes consommateurs de 15 à 18 ou 21 ans pour qui l’usage du produit à des fins récréatives serait défendu continueraient à s’approvisionner sur le marché noir où la qualité des produits ne serait pas surveillée. Donc le marché illégal continuerait d’exister.



Et les consommateurs étant ce qu’ils sont, un produit règlementé pourrait signifier un produit édulcoré dont on se lasserait rapidement pour pouvoir essayer les produits importés, plus exotiques et plus attrayants, au risque d’être toxiques. Encore là, cette catégorie de produits serait plutôt accessible sur le marché noir.



Une autre leçon apprise en consultant l’expérience du Colorado est que la marijuana avait atteint un niveau de popularité insoupçonné avec les produits dérivés comme les muffins au pot. Y aurait-il alors un risque de retrouver sur les tablettes de certaines épiceries ou de certains dépanneurs des muffins avec une liste d’ingrédients comportant l’inscription « peut contenir des noix, des arachides ou de la marijuana »?



Vous comprendrez que je n’ai pas écrit ce texte en étant sous influence, même si j’ai assisté récemment à un spectacle en plein air où il était impossible de ne pas inhaler l’odeur du pot consommé par un petit groupe qui voulait flotter.Enregistrer
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