Jeudi, 31 mai 2012

J’AI ENVIE DE SACRER MON CAMP!

par

Une phrase typiquement québécoise. Et qui ne l’a pas déjà entendue, pensée ou simplement criée?

 

Y’a de ces matins où on aurait envie de tout laisser tomber. De partir, de disparaitre, de recommencer ailleurs… de découvrir d’autres horizons ou juste de respirer un autre air. Partout où on traîne, l’oxygène est malsain. Les enfants n’écoutent rien, n’en font qu’à leur tête. Notre conjoint est dans une mauvaise passe, autant discuter avec un mur. Le boss est exigeant, jamais satisfait de nos efforts. Il en veut plus, pour hier de préférence… et il en ajoute comme si nous pouvions nous cloner, faire le travail de quatre pour un salaire minable.

Si ce n’est pas le patron qui tire sur la corde, ce sont les clients qui eux, exigent la totalité de nos ressources émotives. Les confrères de travail, on n'en parle pas de toute manière, eux aussi ont leur voyage. Les voisins sont envahissants, la municipalité augmente les taxes qui sont déjà astronomiques… le gouvernement joue avec notre patience, coupe dans l’essentiel et s’amuse à nos dépens et j’en passe…

Que fait-on? Sacrer notre camp… fermer le téléphone, nous évanouir dans la nature. Imaginez le branle-bas de combat si nous osions partir? L’image me fait sourire. J’imagine le déserteur assis sur une plage avec une Margarita. Loin des soucis, insouciant qui se fout royalement de sa réalité d’avant et qui profite pleinement d’une accalmie. Si tous ceux qui souffrent d’une « écœurantite aiguë» se réunissaient, élaboraient et proposaient un projet de loi visant à accorder le droit d’une semaine par année de «CONGÉ-SOLITAIRE» pour retrouver l’étincelle, je suis certaine que les volontaires accourraient pour signer. Pourquoi ne pas voter pour un privilège de ce genre alors que toutes sortes de loi émergent ces temps-ci? La mienne rendrait les citoyens plus souriants.

Mon programme, pour profiter d’une période pour recharger nos batteries, ne pourrait être que bénéfique. Cette loi verrait naître de gens performants. Que se passerait-il dans la société? Sûrement moins d’embouteillages dans les hôpitaux, moins de congés pour fatigue extrême, moins de consultations chez le psy, plus de motivation et surtout… égalité pour tous. Serait-ce suffisant pour apaiser ce mal de vivre que plusieurs éprouvent à un moment donné de sa vie? La question se pose, mais la réponse ne verra jamais le jour. Avant même qu’il suscite de l’intérêt, mon projet est voué au refus catégorique de nos dirigeants. Pourtant, ils mentiraient s’ils prétendaient n’avoir jamais, eux-aussi, éprouvé le désir de sacrer leur camp

Heureusement que les jours ne sont pas tous sombres. Les belles choses arrivent aussi et mieux vaut rester alerte pour savoir les saisir au vol. Ce sont nos vitamines pour garder le moral. Dommage qu’un nombre croissant ne trouvent plus l’énergie d’afficher une ébauche de sourire. Souhaitons-leur de trouver un endroit où se réfugier de temps à autre… comme dans leur imaginaire. Les billets d’avion sont en solde pour ces destinations ces temps-ci…

« Le bonheur ne se cache nulle part, il se construit chez vous. » (Lolita leblanc)

SI VOUS AVEZ DES THÈMES SUR LESQUELS VOUS SOUHAITEZ VOUS EXPRIMER, AUTRES QUE CELUI D'AUJOURD'HUI, N'HÉSITEZ PAS.

J’ÉCRIS AUSSI :

Des pensées positives : la collection « SIMPLEMENT », aux productions dans la vraie vie.

Roman : Parfum d’enfance… miel pour salauds, les éditions de l’interdit
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