Mercredi, 3 février 2016

COLOGNE, LA SUITE SERA PIRE

« Si l’Islam n’est pas politique, il n’est rien » - Ayatollah Khomeyni. La religion est politique. La politique est religieuse.

 
Sans minimiser les faits, Cologne n’est qu’une petite vague en comparaison de ce qui s’en vient. Même dans une dynastie, une dictature, un totalitarisme, le pouvoir que s’attribuent les dirigeants prend en référence un être réel ou imaginaire, plus grand qu’eux, dont ils se parent d’en être les descendants directs ou du moins en posséder les vertus. Tout en haut de la pyramide hiérarchique, cette position repose donc sur une reconnaissance divine fantasmée, historique.

Les sociétés qu’ils dirigent par le laxisme, par l’ignorance des gens qui les constituent démontrent que ces derniers ont plus ou moins foi en la grandeur des premiers. Ou ils reconnaissent cette filiation divine ou ils se résignent à ce qu’un autre politicien/religieux plus clément prenne la relève.
 
Pour toutes ces personnes qui manquent d’une vision d’ensemble, qui ne font pas de liens entre les évènements, qui croient aux coïncidences hasardeuses, le réveil sera d’une brutalité sans précédent. Qu’est-ce que signifie la médiatisation à outrance de Cologne? Pourquoi depuis des mois, en parallèle avec les guerres et la migration de masse, établit-on un corolaire entre agression sexuelle et ces mêmes migrants? Les hommes, tous les hommes, plus que jamais, s’inscrivent dans le cerveau des populations d’une manière insidieuse comme de réels prédateurs sexuels qui, s’ils l’ignorent, une occasion quelconque leur révèlera leur vraie nature en pleine face.



Les statistiques d’abus, de violence sur les femmes de tous les pays confirmeraient cette tendance que ne cessent de publier diverses associations. Les féministes s’en donnent à queue joie, n’y voient que le pénis dans l’œil de la voisine. La société ne peut plus fonctionner ainsi. Il faut protéger les femmes de tous ces maniaques potentiels.

Cologne n’est que la pointe de l’iceberg. Elle sert à la fois comme déclencheur mondial d’exacerbation masculine et la mise en place de ce que les gens craignent le plus en luttant contre l’inégalité, la violence, l’abus des femmes par les religions et la politique, c’est-à-dire émettre des lois encore plus sévères afin de gérer les relations sociales entre femmes et hommes. Autrement dit, sous couvert de laïcité, les femmes et les hommes se retrouveront séparés dans toutes les sphères d’activité ; école, transport, spectacle, loisirs, un monde unisexe. Pour imposer une religion, une politique, une loi, il suffit de détourner l’attention par un évènement majeur qui indigne la population planétaire.

Pendant que l’émotion est à son paroxysme, corps vital en pleine ouverture, déversez sans arrêt une théorie qui vient combler et rassurer ces mêmes émotions en perdition. Dans ce cas-ci, les hommes sont dangereux, peu importe leur provenance. Il faut protéger les femmes. Le schéma se développe ainsi; action (catastrophe) -» réaction (gens en panique) -» solution (déjà préparée par le gouvernement).


 
Quelles sont les stratégies utilisées pour la protection des femmes? Jusqu’à maintenant, rien de bien concret autrement que des peines plus sévères d’emprisonnement (dans le monde occidental). Il y a bien sûr une mesure qui pourrait être qualifiée de drastique par certains et absolument nécessaire par d’autres, celle que suggère la féministe Meghan Murphy, soit imposer un couvre-feu pour tous les hommes. Cologne invite donc à se questionner sur les comportements que la loi devra légiférer.

S’agira-t-il d’un retour de la charia catholique - elle n’a jamais réellement disparue lorsque l’on considère la relation de couple sous l’angle de l’exclusivité/fidélité sexuelle qui assure le droit paternel sur l’enfant – ou  est-ce que la charia islamiste prendra la relève avec la burka pour isoler les femmes de l’agression des hommes? Les choix qui se pointent face à cette apparente violence masculine mondiale n’offrent rien de très rassurant pour tout le monde.
 
À force de voir des images et des reportages sur ces violences, le cerveau finit par croire que cette réalité est généralisée. Il n’arrive plus à faire la part des choses. Il élève donc ces hypothèses en vérités absolues. La science participe de ce même principe pour établir ses théories. De quelques cas qu’elle affuble de réussite, elle en fait une généralisation à grande échelle. Toutes personnes prétendant contester ces dogmes sont voués à la crucifixion sur la place publique (probablement un relent du judéo-musulmano-chrétien de divertissement?).



Nous pouvons, pour illustrer cette tendance d’automatisme de réflexes d’opinions sans approfondissement sur un sujet donné, prendre en exemple le cas de l’environnement, de la loi des mesures de guerre aux États-Unis, en France, du droit des animaux, du mariage gai et ainsi de suite. Nous en faisons une norme, pour emprunter la formule de  Lydia Guirous. Le corpus se présente de cette manière ; une campagne médiatique d’horreur précède généralement la mise en place des lois que l’on veut imposer et qui ne pourraient être acceptées froidement dans la tête des gens sans que le corps émotionnel soit complètement déstabilisé. Ça fonctionne à tout coup.
 
Pourquoi a-t-on crié au scandale sur le supposé silence des féministes en regard des évènements de Cologne? Tout simplement pour leur offrir encore plus d’espace médiatique, une tribune de stigmatisation de l’homme. Il est l’ennemi à abattre. Plus que jamais. Il doit payer pour les siècles et les siècles de domination. Il y a cependant un hic dans le féminisme. C’est que la plupart des factions demandent que leurs recommandations soient reconnues par le gouvernement, l’État, en votant des lois de toutes sortes. Dès lors, ce féminisme en devient un d’État.

L’État, religieux et politique, reste pour ainsi dire paternaliste envers ses filles. En gros, elles implorent la reconnaissance de papa-État pour sortir de la servitude des hommes et en même temps s’y jettent corps et âme. La religion/politique n’est qu’affaire d’hommes, quand bien même quelques femmes y sont dispersées dans ses couloirs d’autorité. Elles devront lâcher prise sur ce monde sans issue. Qu’elles les laissent crever la gueule ouverte. Au bout du compte, elles se font happer de plein fouet par leurs revendications en devenant elles-mêmes ce qu’elles combattent. Le rêve de changer de place d’avec les dirigeants actuels en proposant faire mieux. Aucune solution par cette approche.



Dans cette optique, le droit de vote a donné accès aux mêmes droits et privilèges que ceux des hommes, égaux devant la loi. Et ce n’est pas celui-ci qui empêche la discrimination, l’inégalité, la violence. D’abord, qui leur a permis de voter si ce n’est (encore) des hommes? Et qui peut à tout moment reprendre ce droit? Le droit de vote comme tous les droits peuvent disparaitre du jour au lendemain simplement parce que la loi le concernant a été changée ou abolie. Ça ne tient sur rien. Que du vent selon la direction souhaitée par les dirigeants. Aucun féminisme, aucune indignation, aucune revendication ne peut venir à bout des expériences vécues personnellement ou en société. Se battre dans et par le domaine de la jurisprudence, c’est se vouer à un échec assuré. Les seuls gagnants sont les décideurs.
 
Puisque que le concept de victime est un leurre (article du 18 novembre 2015) y croire favorise donc toute division entre êtres humains, les bons contre les méchants. L’opposition sans fin entre les pour et les contre. Que faire pour s’en sortir? Prendre sa vie en main, se reconnaitre responsable et garant de chaque expérience vécue, admettre que nous la polarisions en facilité ou en difficulté. Stopper l’hémorragie de la foi en Dieu-les-lois. Quand nous attribuons à autrui la responsabilité de ce que nous vivons, la religion/politique s’en nourrit, épuise notre énergie et nous rampons devant leurs décisions comme des esclaves, tous sexes et genres confondus.

Merci Anne Mergault (La Plume Affûtée), mise en forme. Annie Tremblay, directrice Web, correction, images.

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- 4 janvier 2020
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