Jeudi, 21 novembre 2013

BRAVO JASMIN ROY

par

Je passe un temps fou à relever les absurdités de notre époque. Mais je dois, en tout bien tout honneur, reconnaître aussi qu’il y a ici-bas quelques rares personnes exceptionnelles et je veux prendre le temps de saluer Jasmin Roy.

 
Je vais être positif le temps d’un blog. Au début la gueule de Jasmin Roy ne me revenait pas. Je le voyais comme cette espèce de gai genre marquis méchant, toujours prêt à cracher son fiel. C’est avec le lancement de son livre choc « Osti de fif » si imprononçable à la télévision qu’on a pu prendre la mesure de cette vie d’enfer où il détaillait ses cinq années d’intimidation soutenue, avec des séquelles psychologiques qui laissent des traces. Le teint est encore parfois huileux, beaucoup moins qu’avant, sa fondation lui faisant un bien énorme, c’est manifeste.

Il a l’air aussi moins hagard. Je suis très au fait du dossier de l’intimidation car le philosophe de Montréal l’a vécue atrocement et sur une période beaucoup plus étendue. Et lorsqu’il a vu récemment à la télé la série des six émissions produites par Jasmin Roy touchant ce thème de l’intimidation, il a pu revoir sa vie. Tout un choc intérieur, je vous prie de me croire. Surtout qu’on recréait des séquences d’intimidation où il a pu revivre douloureusement tout ce qu’il a subi.

Mais qui lui a permis aussi de vérifier qu’il n’avait pas à se culpabiliser comme il le faisait durant toutes ces années de galère. Il avait autour de lui toute une meute de bourreauxatteints du mal de vivre et qui ne trouvaient mieux pour se valoriser que de désigner une victime et de bûcher dessus jusqu’à ce que mort s’ensuive, parfois, comme ça s’est déjà trop souvent produit.

UN FLÉAU

L’intimidation telle que révélée magistralement par Jasmin Roy est aussi importante que la découverte des camps de la mort chez les Nazis. Au sens que si le nazisme a montré la cruelle machination de la mort et de façon industrielle, dépourvue de toute humanité, l’intimidation démontrée par notre compatriote nous fait voir des êtres humains qui « naturellement » vont en dégrader d’autres au simple motif qu’il soient homosexuels, gros, bègues, petits, maigres, intellectuels, chinois et même handicapés… En majuscule ils nous braquent un miroir qui fait voir la réalité de ce qu’on veut dire quand l’homme est un loup pour l’homme.



Ce n’est pas une petite affaire. Au Canada, 1 jeune sur 3 est intimidé. Et la fondation qu’a mise sur pied Roy et qui porte son nom produit des vidéos de témoignages. Et dans la dernière cuvée, qui nous révèle avoir été intimidé? Lucien Bouchard lui-même.

On le sent même remué à lever le voile sur un pan méconnu de sa vie personnelle. Sans doute était-il pointé du doigt dans la cour d’école comme le « bolé ». Et sans doute l’a-t-on traité de tapette. Il n’en parle pas, sans doute par pudeur, mais si je ne regarde que ce qui se passe au Québec, on discrédite tout ceux qui ne rentrent pas dans le rang voulu par la masse.

DES MESURES DRACONIENNES

J’avais eu le loisir, lors d’une rencontre avec Pauline Marois au cours de la dernière campagne électorale provinciale, de lui faire part à quel point la question de l’intimidation était cruciale. Elle l’a admis, certes, mais qu’a-t-elle fait depuis? Strictement rien en termes de mesures drastiques. Surtout que l’on sait, et la série de Roy nous le fait voir noir sur blanc, à quel point les commissions scolaires et les directions scolaires ont été d’une lâcheté sans nom. J’ai toujours dit que les victimes devraient intenter un recours collectif contre les commissions scolaires pour complicité.

Mais c’est utopique dans la mesure qu’avec les centaines de milliers de victimes, passées ou présentes, on ne serait jamais capable de trouver une quelconque forme de remboursement financier. C’est pas les orphelins de Duplessis. C’est tout un pan de la société meurtrie dans sa chair et son âme. Un recours classique ruinerait d’un coup les coffres du Trésor public. Mais par contre il faut agir, et très très vite. Car on a beau en parler, la dénoncer, mais l’intimidation se poursuit. Et demain matin un petit garçon se fera rentrer dedans à toute raideur dans un casier. On lui demandera s’il suce et pire, on lui fourrera la main dans sa culotte. Les filles se traiteront, elles, de bitches ou de salopes.

Quand ce ne sont pas aussi des messages textos invitant le jeune à se tuer. Bravo à la nature humaine. Si, comme on dit, Dieu est à notre image, je passe mon tour de le rencontrer. Il faut des mesures de fer, comme je l’ai réclamé, pour nettoyer le Village de la racaille, caméras dans les corridors et les classes, poste de police dans chaque polyvalente. Vous trouvez que j’exagère encore, mais une polyvalente de 1500 à 2000 étudiants, c’est davantage que bien des villages au Québec qui ont pourtant une police municipale. Moi je réclame un policier par établissement, plus des gardiens de ronde. Tolérance zéro. En un mois je vous le dis, je règle le problème de l’intimidation.

JE LE RÈGLE

C’est pour ça que je diffère de beaucoup avec Jasmin Roy quand il a dit, à un moment donné, qu’il est illusoire de penser éliminer toute violence à l’école. Et bien moi je vous dis que oui. Il faut instaurer une discipline spartiate. Seul l’ordre vient à bout de la sale nature humaine favorisée par la procréation irréfléchie. Il ne faut plus que le mal de vivre des uns devienne le poison des autres. De l’ordre, oui, mais aussi de répandre la connaissance dans nos écoles, qui sont des lieux de perdition où on essuie son fond de culotte et qui ne produisent que du décrochage par faute d’intérêt. Ça c’est un autre vaste dossier dont j’ai traité abondamment.

Mais la violence dans les écoles se règle, lisez-moi bien, en UN MOIS. Si on veut vraiment. Madame Pauline Première, vous avez là un dossier autrement plus intéressant que tout le blabla sur la Charte des valeurs québécoises. Pendant que des jeunes se font maganer dans nos écoles, qui sont des lieux insalubres pour l’esprit humain, on débat pour savoir si Fatima pourra garder son voile. Réglons l’urgent, si vous voulez bien, et on passera aux questions cosmétiques plus tard.

LES OPINIONS EXPRIMÉES SONT CELLES DE L’AUTEUR ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CELLES DU PORTAIL DU GRAND MONTRÉAL
LAMETROPOLE.COM


TROP BELLE POUR ÊTRE CLOWN?!

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meave - 12 février 2020
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